Le secteur de la chimie recherche 2 600 nouveaux talents

Bien que la mise à l’emploi totale au sein du secteur de la chimie et des sciences de la vie soit en légère baisse, la part totale d'emploi de l’industrie de transformation croît chaque année. Même en 2015, un total de 2600 postes sont à pourvoir. Voilà le résultat de sérieux investissements au niveau de la croissance et de l’innovation.

31 juillet 2015

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"Grâce à sa force d’innovation et ses importantes prestations à l’export, l’industrie chimique et pharmaceutique belge prend de plus en plus d’importance." Yves Verschueren, Administrateur Délégué d’Essenscia.

La chimie et les sciences de la vie ont fourni 87 800 emplois directs l’année passée dans notre pays. C’est un peu moins (-0,5%) que l’année précédente. Par contre, la part du secteur dans l’ensemble de l’industrie de transformation est en hausse depuis des années : de 17,1% en 2008 à 18,4% en 2014. L’importance du secteur progresse en termes d’emplois.


La chimie et les sciences de la vie fournissent également beaucoup d’emplois indirects. 1 job pour 1,64 jobs dans les autres secteurs selon les chiffres de l’ONSS, soit un total de 143.992 emplois indirects. Ceux-ci se retrouvent dans des fonctions de support comme la logistique, l’entretien et les services IT.


Au niveau du chiffre d’affaires, l’industrie chimique, plastique et les sciences de la vie progressent également. En 2014, le secteur a signé une augmentation de plus de 2% allant jusqu’à 64,2 milliards d’euros. La part du secteur atteint un nouveau record de 23% du total de l’industrie de transformation. Depuis 2005, le chiffre d’affaires du secteur a augmenté de plus de 3% en moyenne. L’industrie pharmaceutique et la chimie de base ont principalement contribué à cette croissance.

Investissements à niveau

Le secteur reste le leader incontestable sur le plan de l’innovation et est responsable de plus de la moitié de toutes les dépenses industrielles en recherche et développement (R&D) dans notre pays. Celles-ci ont atteint plus de 3 milliards d’euros en 2014, ce qui signifie une hausse de 50% en 10 ans. Le nombre croissant de demandes d’octroi auprès du bureau d’octroi européen les années précédentes illustre la force d’innovation de la chimie et du pharmaceutique.


On investit aussi beaucoup dans le secteur de la chimie et des sciences de la vie. En 2014, le montant atteignait 1,78 milliard d’euros, soit 30% de toutes les dépenses industrielles en Belgique. Quelques exemples : BASF Anvers a investi dans les nouvelles technologies pour la production de 'polymères super absorbants', ExxonMobil a étendu sa raffinerie, 3M a lancé une nouvelle ligne de production de colles sans solvant et GSK a investi dans de nouveaux bureaux pour la production de vaccins contre la polio.


Avec leur chiffre d’affaires à l’exportation de 112 milliards d’euros, la chimie, l’industrie plastique et les sciences de la vie ont consolidé leur position de champion belge de l’export. C’est près d’un tiers de l’exportation totale de biens en 2014. La part des grands pays émergents a plus que doublé ces dix dernières années, mais nos voisins restent les partenaires commerciaux les plus importants.


"Grâce à sa force d’innovation et à ses solides prestations à l’export, l’industrie chimique et pharmaceutique belge prend de plus en plus d’importance, tant en Europe que dans le tissu industriel belge", affirme Yves Verschueren, Administrateur Délégué d’Essenscia.

Garder sa position de tête

La maîtrise des coûts et de l’approvisionnement en énergie est un défi pour la chimie et les sciences de la vie. La diminution des prix du pétrole depuis l’été 2014 a donné de l’oxygène au secteur, mais les coûts élevés de l’énergie continuent à peser lourd sur la compétitivité, entend-on chez Essenscia.


Le Président Wouter De Geest plaide pour une politique énergétique 'prudente' dont les aspects importants sont la diversification du mix énergétique ainsi qu'une meilleure interconnexion avec les pays voisins. Le but est de garantir une sécurité d’approvisionnement et de parvenir à limiter les coûts en matière d’énergie jusqu’au niveau des états voisins. C’est la seule manière de garder le contrôle du défi climatique en Belgique et en Europe."


Pour conserver sa position de tête en R&D, Essenscia encourage le gouvernement à élargir aux bacheliers techniques et scientifiques l’exonération fiscale sur le précompte professionnel s’appliquant aux masters et aux haut-diplômés. Même les PME dans le secteur de la biotechnologie doivent pouvoir accéder plus aisément au capital d’investissement. Selon Essenscia, ces mesures auront un effet positif sur l’emploi et la recherche scientifique.


(eh/sc) 

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