Le secret contre le stress ? Une vue sur la nature

Des scientifiques écossais montre au travers d’une étude que se promener dans un cadre verdoyant ou même regarder la nature de la fenêtre de son bureau, fait du bien au cerveau et réduit le stress.

Des études précédentes avaient déjà prouvé l’effet positif d’un environnement verdoyant. Un individu habitant à proximité d’arbres ou de parcs présenterait ainsi un degré moins élevé de l’hormone du stress qu’une personne entourée de béton. En outre, un enfant souffrant de troubles de l’attention pourrait mieux se concentrer et afficherait de meilleurs scores aux tests cognitifs après s’être promené dans un parc. Les scientifiques l’ont aussi prouvé dans des conditions expérimentales, le cerveau est plus calme lorsqu’il exposé à des photos de la nature.

Nouvelle étude

Dans une nouvelle étude, les enquêteurs de la Heriot-Watt University à Edimbourg et de l’Université d’Edimbourg ont fait usage d’une sorte d’électroencéphalogramme portable (EEG) pour étudier l’effet d’un cadre verdoyant sur le cerveau. A l’aide de cette technologie, ils ont mesuré l’activité cérébrale de 12 jeunes adultes pendant une promenade de 2,4km à travers Edimbourg.

La promenade des 12 personnes de l’échantillon se composait de trois parties : d’abord parcourir le centre historique de la ville, ensuite promener dans un parc et enfin parcourir un quartier commerçant à fort trafic.

Les promeneurs ont reçu l’instruction d’avancer à leur propre rythme, sans se presser ni lambiner. Pendant cette promenade de 25 minutes en moyenne, leur activité cérébrale a été mesurée. Après la promenade, les enquêteurs ont comparé les différents enregistrements en matière de frustration, d’implication (attention dirigée), d’agitation mentale ou de calme.

Qu’en est-il ressorti ?

Un environnement verdoyant diminue clairement la fatigue mentale. Lorsque les personnes testées ont marché dans le trafic, leur cerveau montrait de manière consistante plus d’agitation et de frustrations que lorsqu’ils faisaient un tour dans le parc.

Cela ne veut pas vraiment dire qu’ils ne sont pas vigilants dans un cadre de verdure, selon Jenny Roe, Professeur à la Heriot-Watt's School of the Built Environment : « Le cerveau reste alerte dans un environnement naturel », explique-t-elle, « mais dans de pareilles configurations, il doit moins fournir d’efforts s’il lui reste un peu d’espace pour la réflexion. »

Pour finir, l’étude suggère que se promener dans la nature ou juste s’asseoir et regarder de sa fenêtre de bureau la verdure environnante, est une activité très saine qui aide à lutter contre le stress et à résorber la fatigue mentale.

Sources : Hrsquare.be, Express.be & Well.blogs.nytimes.com 

Plus d'info Stress

07/05/2013