La sagesse 2.0 pour nous libérer de l’hyperconnectivité ?

Chez Google et Twitter, quand on se met à parler méditation, personne ne fuit. La pause pour méditer est passée dans la culture et soigne le stress mais inspire aussi de nouveaux business.

31 mars 2014

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Dans les entreprises de ce type, lorsque les collaborateurs plongent dans leur méditation, c’est moins pour raison de spiritualité que pour se déconnecter du net. Afin de mieux se reconnecter… aux autres.

Dernier truc à la mode ? Non, dans la Silicon Valley, où la coupe de l’info déborde, il est désormais admis de faire une pause pour méditer. Ceci dit, au pays des geeks, impossible d’arrêter la machine à inventer !

Entré dans les mœurs du management

Le ‘mindfulness’ (méditation en pleine conscience) prend son envol en entreprise dans la Silicon Valley, le royaume du toujours plus d’info et du toujours plus vite.

Tout part du constat que les collaborateurs de Google n’arrivent plus à se concentrer. En cause, le trop plein de choses à faire. L’employeur qui paie cher le coût du stress de ses salariés - 60 millions de dollars par an - fait appel en 2007 à une psychologue pour mettre au point un plan de croissance personnelle. Interdit bien sûr de parler de spiritualité. Le combat est intense, mais elle parvient à imposer, chiffres et dommages à l’appui (tension, anxiété, dépression, insomnie…), que son programme soit financé.

Aujourd’hui, le Search Inside Yourself (cherchez en vous-même) est ancré dans la culture. Son objectif ? Rien de moins que « éclairer les esprits, ouvrir les cœurs, créer la paix mondiale ». A la Google.

Nouveaux business dans une Silicon Valley de plus en plus hyperconnectée et narcissique

Les autres grands noms qui y fleurissent (Facebook, Twitter, et autres) ont emboîté le pas à Google. Mais ce n’est pas tout, du besoin à présent conscientisé de lever la tête de nos écrans lumineux ont émergé de nouvelles start-ups… technologiques évidemment.

Le cofondateur de Twitter lance Medium, un antidote aux tweets qui propose des articles longs à lire qui nous contraignent donc à prendre notre temps et offre à ses employés des séances de méditation guidée.

En 2010, un fan de méditation organise à partir de son mobil home au fin fond du Nouveau Mexique des conférences Wisdom 2.0 (Sagesse 2.0). La première conférence réunit à peine 325 originaux, la troisième attire 2000 visiteurs autour du thème ‘vivre notre ère numérique avec sagesse, conscience et compassion’. La version européenne de Sagesse 2.0 aura lieu à Dublin (http://wisdom2europe.com/).

Spire est un outil technologique inspiré de cette nouvelle conscience. Le contrôle de la respiration nous permettant de faire face à la dispersion, à la fatigue, au manque de concentration, l’utilisateur a désormais un petit appareil à la ceinture relié à son portable via Wifi, qui le prévient qu’il est stressé depuis 45 minutes. Une alarme l’invite à respirer lentement jusqu’à ce qu’il récupère son calme (Spire lui envoie alors un autre signal).

Autre phénomène récent à connaître du succès dans la vallée : les camps de désintoxication pour hyperconnectés. Dans ces retraites, le participant a l’obligation de débrancher. Et s’il se déconnecte d’internet c’est pour se reconnecter aux autres et à soi-même.

La Stanford University n’est pas en reste, puisqu’elle a créé son Centre pour la Compassion et l’Altruisme et son Laboratoire de Technologie calmante.

Pas difficile d’imaginer que les geeks de la Vallée auront tôt fait de rebondir sur ce malaise pour débiter de nouvelles idées de start-up, réussissant le curieux mariage de la technologie et du calme. Mais l’empire du high-tech remettra-t-il pour autant son business si florissant en question ?

(SC) - Sources : nouvelobs.com 

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