La relation entre le salaire et… l'adultère

Les gens ont-ils plus vite des aventures lorsqu’ils gagnent plus d'argent ou est-ce tout simplement l’inverse ? L’Université du Connecticut a mené son enquête. Votre salaire peut-il expliquer que votre partenaire vous trompe ? Selon Christin Munsch, Professeur au sein de cette Université, il y aurait bien un lien. En revanche, celui-ci est éprouvé différemment par les hommes et les femmes.

Hommes versus femmes

L'étude se concentre sur 3 000 couples américains et indique que les hommes commettent plus souvent des adultères lorsque la femme gagne le plus d'argent au sein du couple. Les femmes ont quant à elles moins d’aventures lorsqu’elles sont financièrement dépendantes de leur mari. Comment expliquer cela ?

Sur compensation

"Les hommes perdant leur rôle traditionnel de chef de famille se sentent meurtris dans leur masculinité", explique Munsch. "Ils tentent notamment de compenser ce sentiment par le biais d'aventures. Ils créent ainsi de la distance avec leur partenaire et voient cela comme une manière de la punir de gagner plus qu’eux."


Ce phénomène est de plus en plus courant parce que les salaires des femmes ont augmenté ces dernières décennies. En Europe et aux Etats-Unis, elles deviennent souvent la principale source de revenus dans le ménage.


Pourtant, les hommes n’ont pas uniquement des aventures s’ils gagnent moins que leur femme. En réalité, le risque d’adultère diminue au fur et à mesure qu’ils gagnent davantage… mais ce n'est pas toujours le cas. Une fois qu’ils représentent plus de 70% des revenus du ménage, l’infidélité augmente à nouveau.


"Les hommes sont conscients que leurs femmes sont matériellement dépendantes d'eux. Elles ne seront donc pas vite tentées de quitter leurs maris si elles les prennent en flagrant délit d’aventure extraconjugale."


Pourtant, le risque d’adultère est encore plus faible chez les hommes étant la seule source de revenus du couple, en comparaison avec les hommes financièrement dépendants de leur partenaire.

Tabou

Bien que les statistiques officielles des autorités publiques soutiennent sa théorie, Munsch prend ces chiffres avec des pincettes. Elle s’en réfère au fait que beaucoup de participants aux enquêtes indiquent une réponse 'souhaitée' et ne sont donc pas les plus honnêtes. L’adultère est encore un sujet tabou et les enquêtes, même anonymes, ne reflètent donc pas toujours la réalité.


(eh/sc) Source : Express.be 

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13/08/2015