La place des sentiments personnels au bureau

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Lorsque les travailleurs peuvent choisir avec qui collaborer, ils donnent invariablement la préférence à un collègue avec qui ils se sentent bien, qu’il soit compétent ou non. Cela ressort d’une enquête de Tiziana Casciaro et de Miguel Sousa Lobo parue dans la Harvard Business Review.

Dans la plupart des cas, les travailleurs préfèrent un collègue à un autre selon deux critères : la compétence (‘Mon collègue sait-il ce qu’il fait ?’) et est-il facile à vivre ? (‘Ai-je plaisir à travailler avec lui ?’).

Les professeurs Tiziana Casciaro et Miguel Sousa Lobo ont étudié quatre organisations de caractéristiques différentes (commerciale/non commerciale, petite/grande, nord-américaine/européenne) afin d’analyser les critères qui jouent le plus grand rôle. Cette étude met en avant l’intérêt des sentiments personnels sur le lieu de travail.

Quatre sortes de travailleurs

Les enquêteurs ont interrogé les travailleurs sur la fréquence à laquelle ils collaboraient entre eux. En outre, les participants devaient juger l’ensemble de leurs collègues sur le plaisir qu’ils avaient à collaborer avec eux et dans quelle mesure ils faisaient bien leur job. Le croisement des deux critères – compétence et agréable à vivre - a donné naissance à quatre types de travailleurs :

  1. Le compétent désagréable : il en connaît un maximum mais n’est pas agréable à vivre.
  2. L’idiot sympathique : il n’en touche pas une mais on aime travailler avec.
  3. La star sympathique : non seulement il s’y connaît mais c’est un vrai plaisir de collaborer avec lui.
  4. L’incompétent désagréable : il n’y connaît rien et ne donne pas envie de collaborer.

Qu’en ressort-il ?

On aime tous travailler avec une star sympathique, et personne ne choisirait pour un incompétent désagréable. Plus surprenant, on préfère encore l’idiot sympathique au compétent désagréable. Les travailleurs qui pensent qu’il n’y a que leur compétence qui importe et qui se permettent donc d’être particulièrement asociaux, devraient donc y réfléchir à deux fois.

(sc) - Sources : Express.be 

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14/02/2013