La gestion des carrières dans les organisations n’en est encore qu’à ses balbutiements

« La gestion des carrières en est encore à ses balbutiements au sein des entreprises belges », nous dit Jan Laurijssen, manager HR Innovation chez Worx.

Plus de la moitié des Belges (57%) disent avoir trop peu de possibilités d’évolution au sein de leurs entreprises. C’est ce qui ressort de l’enquête de satisfaction annuelle réalisée par la société de conseils en ressources humaines SD Worx.

L’enquête montre que les travailleurs Belges sont globalement très contents du contenu de leur job. Pas moins de 87% des Belges actifs étaient contents en 2013 de l’autonomie qu’ils avaient dans l’exécution de leur travail. La plupart (89%) s’estiment motivés et trouvent que leur travail a du sens. Deux tiers des travailleurs (66%) trouvent leur revenu correct. De plus, malgré la crise économique persistante, l’enquête révèle aussi des travailleurs confiants : 83% pensent que leur job n’est pas en danger.

Peu d’espoir de recevoir une promotion

Des 100 thèmes abordés, qui se rapportent tous à la motivation et l’implication des travailleurs, les possibilités d’évoluer et les promotions présentent les moins bons chiffres: 51% des personnes interrogées disent avoir trop peu de possibilités d’évoluer vers un autre job et 57% répondent avoir insuffisamment de chances de recevoir une promotion. 66% sont cependant d’avis qu’ils reçoivent suffisamment de possibilités de développement personnel (formations). Plus de quatre collaborateurs sur dix (44%) répondent ne pas être suffisamment accompagnés dans leur développement de carrière.

Les travailleurs sont à cet égard moins satisfaits sur leur possibilité de progression que par exemple sur leur package salarial. Deux-tiers des travailleurs (66%) trouvent leur package salarial total correct par rapport à celui des autres sur le marché du travail.

La moitié des entreprises belges n’ont pas de politique de carrière

La raison de ce mécontentement sur les possibilités de progression peut en partie s’expliquer par l’absence d’une politique de carrière au sein de l’entreprise. D’après une autre enquête menée par SD Worx auprès de 750 entreprises, il apparaît que plus de la moitié (51%) des répondants n’avait pas de politique de carrière. Les PME de moins de 20 travailleurs ont moins souvent une politique de carrière que les grandes entreprises. Mais également une majorité d’entreprises industrielles ne semble pas avoir élaboré ce type de politique. Seule une entreprise sur dix a formellement élaboré une politique de carrière.

Concrètement

Sur les quinze pratiques de carrière sondées, les plus fréquentes sont la diffusion interne d’offres vacantes, le coaching, les entretiens formels de carrière, les formations en dehors de la fonction actuelle et les discussions du potentiel du collaborateur avec un dirigeant.

La plupart des pratiques de carrière sont axées sur des groupes-cibles spécifiques, tels que les experts ou les travailleurs avec des compétences uniques, les collaborateurs avec un potentiel de gestion ou ceux dans des métiers en pénurie.

Certaines pratiques de carrière telles que l’accompagnement individuel de carrière, un parcours de carrière, des centres de développement et un planning de succession ne sont pas citées par 60% des entreprises interrogées.

« La gestion des carrières en est encore à ses balbutiements au sein des entreprises belges », nous dit Jan Laurijssen, manager HR Innovation chez Worx. « Il y a un besoin urgent de changement de mentalité : remplacer le ‘job for life’ par le ‘career for life’. Les entreprises ont ici un rôle sociétal important à jouer car au travers de la gestion de carrière, la disponibilité des collaborateurs peut être renforcée. »

(sdb) – Source : SD Worx 

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10/02/2014