La crise nous rendrait plus fidèles. Plus heureux aussi ?

une femme heureuse

En 2013, nous démissionnons encore moins qu’en 2012. Parce que nous sommes plus satisfaits au travail ? Et pour 2014 ? Résultats de la nouvelle étude Securex.

Chaque année, HR Securex interroge un échantillon représentatif de la population active belge du secteur privé, à partir de son portefeuille de clients. Résultats ? En 2013, les démissions restent en berne et devraient encore le rester aux dires des travailleurs interrogés. Par contre, les licenciements continuent à progresser légèrement depuis 2011.

Plusieurs menaces plombent le moral des travailleurs

7,01% des participants seulement auraient quitté leur employeur en 2013. C’est encore moins qu’en 2012 (7,39%) et qu’en 2011 (8,82%). S’ils sont de moins en moins à prendre le risque de partir, c’est que la crise a diminué leur appétit face au risque, et il semble qu’ils ne le retrouveront pas tout de suite.

Quels sont les plans pour 2014 ?

13% des personnes qualifiées et à peine 9% de leurs homologues peu qualifiés avouent leur intention d’aller bientôt voir ailleurs. Respectivemeent 60% et 80% des deux segments ne comptent pas changer d’emploi, même si 40% de part et d’autre jugent suffisantes leurs chances de trouver une autre place en interne, et 59% des premiers contre 40% des seconds sont également optimistes de trouver ailleurs.

Les employeurs peuvent-ils s’en réjouir ?

Les travailleurs ne sont certainement pas plus heureux : en 2013, un répondant sur quatre souffrirait de stress, la principale menace qui pèserait sur leur carrière – c’est ce que déclarent les intéressés lors d’une autre étude - et l’absentéisme de longue durée atteint le chiffre de 2,27%.

D’ou vient leur stress ? Selon une responsable de la recherche chez Securex, c’est la pression accrue et la perspective de devoir travailler plus longtemps, associées à la difficulté de trouver un emploi qui plomberaient leur moral et pourraient engendrer mal-être et maladies. Un manque à gagner pour l’employeur en termes de productivité donc.

Tous égaux devant les licenciements ?

Non, plusieurs écarts s’observent selon l’âge, l’expérience, le secteur, la région et la taille de l’organisation :

  • Les jeunes ont été moins licenciés en 2013 qu’en 2012 (20,17 % contre 22,37 %). même s’ils restent plus nombreux à l’être.
  • Même scenario pour ceux qui ont peu d’ancienneté : 22,41 % contre 24,35 % en 2012.
  • Le secteur industriel souffrant davantage de la crise, la part d’ouvriers licenciés est passée de 12,44 à 13,7 %.
  • En raison d’un emploi flamand plus sensible à la conjoncture, les départs involontaires au Nord du pays ont crû de 9,69 % en 2012 à 10,59 % en 2013 alors qu’ils ont régressé à Bruxelles de 16,30 % à 15,80 % en 2013, ainsi qu’en Wallonie, de 14,96 % à 14,04 %.
  • Les PME licencient toujours le plus mais moins en 2013 : 14,85 % (versus 15,71 %) contre 10,53 % dans les grandes entreprises (versus 7,78 % en 2012).

(sc) - Sources : Securex

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07/04/2014