La bonne façon d'aborder vos problèmes privés au travail

La hiérarchie installe en général une distance entre vous et votre supérieur. La plupart d’entre nous considèrent d’ailleurs qu’il est normal et nécessaire de séparer vie privée et vie professionnelle. Faut-il dès lors tout taire, tout cacher, même quand vos problèmes d’ordre privé affectent votre travail ?

12 décembre 2013

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N’est-ce pas en livrant une part de vous-même que vous allez vous ouvrir aux autres ? N’est-ce pas en parlant de vos loisirs, en donnant vos points de vue que vous allez découvrir des points communs avec vos collaborateurs ? Une attitude trop réservée empêche finalement de créer ces liens que l’on dit tellement importants.

Se livrer, c’est se mettre en danger ?

Vous savez qu’il serait périlleux de crier vos convictions religieuses ou politiques. Vous savez que vous nourrissez les commérages si vous donnez beaucoup de détails sur vos affaires personnelles. Et lorsque vous pensez à vos véritables envies professionnelles, à des projets dont vous rêvez mais qui impliqueraient une rupture à votre situation actuelle, avez-vous envie d’en parler ? Risqué ou pas ? La relation hiérarchique est-elle compatible avec la confidence ?

La décision vous appartient mais lorsque les événements de votre vie privée ont un impact sur votre performance au travail, en informer vos collègues et votre supérieur n’est pas une mauvaise idée.

Eviter plus de problèmes

Parler soulage, certes, mais dans le cadre de votre travail l’intérêt est ailleurs. Votre chef veut savoir pourquoi vous êtes distrait, moins productif, moins en forme pour proposer de nouvelles idées que d’habitude. Parler, c’est aider votre chef à comprendre et l’aider, éventuellement à prendre des décisions. Si vous ne lui dites rien, s’il ne sait pas ce qui affecte votre travail, votre relation avec lui peut se détériorer et votre position dans l’entreprise devenir incertaine. Au lieu d’en arriver là, pourquoi ne pas demander à votre responsable d’alléger provisoirement vos tâches ? Ou d’accorder quelques jours de congé afin de résoudre les problèmes du moment ?

Ensemble, chercher des solutions

Afin de préserver la confiance et afin de ne pas mettre en péril le fonctionnement de votre département ainsi que votre rôle au sein de celui-ci, voici les démarches à suivre...

1. Sans verser dans l’indiscrétion ni dans le sentimentalisme, annoncez la couleur et soyez concret : « Mon fils aîné a abandonné l’école et les relations sont très tendues à la maison ». Gardez les détails pour les confier à un collègue avec qui vous entendez bien.

2. Expliquez de quelle façon la situation influence votre travail : « Je n’arrête pas d’y penser pour essayer de trouver des solutions et j’ai du mal à me concentrer sur mon travail. »

3. Réfléchissez à ce qui pourrait vous soulager et proposez-le clairement à votre chef : « Je souhaite avoir le temps de rencontrer quelques responsables d’école et je risque de multiplier les appels personnels ces jours-ci. » Vous n’aurez plus peur de demander quelques demi-jours de congé et ne serez plus mal à l’aise en vous éclipsant pour téléphoner.

4. Rassurez-le sur votre implication dans l’entreprise. Profitez pleinement de la souplesse, de l’indulgence et de la confiance qui vous sont offertes en continuant à bien respecter vos engagements.

(sdb) 

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