L'art du compliment empoisonné

Rien de mieux qu’un beau compliment sincère pour valoriser la qualité du travail. Cette forme d’attention positive est d’une valeur inestimable. Mais les compliments ne sont pas toujours exprimés de la bonne manière.

10 février 2012

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Si on choisit mal son timing ou si l’on s’adresse à la mauvaise personne, on peut faire pire que mieux. Ci-dessous sept manières erronées de complimenter.

1. Le compliment qui est plutôt une critique cachée

Hélas, l’intention du compliment n’est pas toujours de valoriser l’autre. Parfois, le compliment tourne en ironie. Par exemple, lorsqu’un collègue arrive à nouveau trop tard au bureau. Quelqu’un qui dit « Tu es à nouveau à temps » ne le prononce évidemment pas en tant que compliment, mais en tant que critique.

2. Le compliment qui attend un autre comportement

Parfois, les collaborateurs n’ont pas la même vision sur la façon d’exécuter une tâche. On pense souvent que les autres doivent se conformer à notre vue. « Fais cela ainsi », entend-on, jusqu’au point où le collaborateur n’a pas d’autre choix que de plier, à contre cœur. Si c’est ce type de compliment qui suit : « Et bien, tu l’as bien fait cette fois au moins », ou « tu vois que tu peux le faire », il ne sera pas perçu comme tel, mais plutôt comme une nouvelle critique.

3. Le compliment qui pointe des faiblesses ou des erreurs

Parfois on adresse un compliment pour souligner que quelqu’un est très mauvais. Par exemple, lorsqu’un collaborateur a changé d’attitude. Cela ressemble à « Wouah, Marie, ce rapport est presque sans faute, tu progresses ! » Aux yeux des travailleurs, de tels compliments peuvent naturellement être très démotivants.

4. Le compliment qui met l’accent où il ne faut pas

Valorisez surtout ce que l’autre trouve important, et pas tant ce qui vous importe, à vous. Si vous faites un compliment en n’accentuant pas là où il faut, il sera mal perçu. Par exemple, lorsque vous complimentez un collaborateur IT pour le temps qu’il a travaillé sur la récupération de fichiers… Ou lorsque les femmes ne reçoivent de leur patron que des compliments sur leur aspect extérieur, et non sur la qualité de leur travail.

5. Le compliment à la mauvaise personne

Cela arrive aussi que ce ne soit pas la bonne personne qui reçoive les lauriers pour le travail accompli. Celui qui s’est le plus impliqué, se sentira mis de côté. Ce qui peut créer l’effet contraire. Donc, si vous n’êtes pas sûr de l’auteur de la bonne fin d’un projet, évitez de complimenter.

6. Le compliment et sa suite désagréable

On peut faire un compliment avec une bonne intention, mais celui-ci sera mal compris si l’on ajoute quelque chose de fâcheux, style : « Bravo ! Pour quelqu’un qui ne le fait pas depuis longtemps, c’est déjà bien. » Ou : « Vous êtes un de nos meilleurs commerciaux. Et pour une femme, en plus ! »

7. Le compliment conditionnel

Un compliment ne doit pas poser de conditions. Dommage que le compliment conditionnel existe encore bel et bien. Quelques exemples : « Parfait ! Si tu continues comme cela, je vais devoir te donner une promotion » ou « Si vous arrivez à remporter ce pitch, je vous valoriserais très certainement… » Glisser des conditions dans un compliment en cas de doute, ce n’est pas à faire. Car les compliments qui ne sont liés à aucune condition ont beaucoup plus de valeur.

Sources : Lichaamstaal.nl
(jn/sc)

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