En 2012, 1 jeune sur 3 a perdu son emploi. D’où vient la menace ?

L’an passé, nous avons été moins nombreux à vouloir bouger. La rotation totale du personnel (volontaire et forcée) baisse de 20,45 % en 2011 à 18,88 % en 2012. Mais chez les jeunes, la rotation involontaire est plus aiguë : ils seraient les plus frappés par le licenciement, selon une étude Securex et un tiers des CDD non renouvelés concerneraient des moins de 25 ans. Qui sont les plus menacés ? Qu’advient-il des CDD dans cette conjoncture ?

25 mars 2013

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Préoccupé par la pénurie des talents et la difficulté de recruter les bons profils, Securex, prestataire de services RH, s’intéresse au phénomène de la rotation du personnel et mène à nouveau enquête. Les taux de rotation du personnel établis pour 2012 se basent sur un échantillon représentatif de 53.944 salariés belges du secteur privé, issu des bases de données du secrétariat social. Qu’en ressort-il ?

Plus jeune est le collaborateur, plus il risque d’être licencié

36 % des travailleurs de moins de 30 ans ont été contraints de quitter leur employeur en 2012. Parmi ceux-ci, 22% avaient moins de 25 ans et 14 % avaient entre 25 et 29 ans. Emely Theerlynck, HR Research Expert chez Securex : « Les jeunes travailleurs restent vulnérables par rapport aux changements économiques. Le principe du « LIFO » (Last In, First Out) s’applique dans plusieurs cas. »

En outre, les jeunes sont souvent engagés sous contrat à durée déterminée. En 2012, 30 % de tous les licenciements réalisés en raison d’une cessation du contrat de travail concernaient des travailleurs de moins de 25 ans.

Etes-vous menacé ?

Cela dépend de la taille de votre entreprise, nous apprend l’enquête de Securex. Vous courrez plus de risques si vous travaillez pour une petite organisation. 15,71 % d’entre elles ont dû licencier du personnel en 2012 contre 14,33 % en 2011.

La rotation involontaire a atteint, en 2012, 14,65 % des travailleurs au sein des organisations de 200 à 499 travailleurs, contre 9,40 % en 2011. En partie parce que les contrats à durée déterminée n’ont pas été prolongés. 63 % des travailleurs ayant dû quitter leur organisation en 2012 y travaillaient depuis moins d’un an.

Si les organisations de 200 à 499 travailleurs ont été moins sensibles aux faillites que les plus petites, c’est qu’elles ont préféré engager à durée déterminée contrairement à ces dernières qui présentaient ainsi des frais fixes de personnel plus élevés, explique Emely Theerlynck de Securex, qui s’appuie dans son analyse sur les chiffres du SPF Economie.

En revanche, dans les grandes entreprises (+ 1000 travailleurs), la rotation involontaire a, en 2012, quasi diminué de moitié : 7,78 % pour 15,85 % en 2011. Pourquoi ? La majorité d’entre elles préfèrent éviter les coûts de licenciement élevés et décident de garder leurs talents en interne pour les affecter – temporairement - à d’autres projets.

Rester à l’abri

En 2012, seuls 7,39 % des travailleurs belges du secteur privé quittent leur employeur d’eux-mêmes. En 2011, ils étaient encore 8,82 %. « Nous pensons qu’en période de crise, les travailleurs misent plutôt sur la sécurité et décident de rester chez leur employeur » confie le responsable de Securex.

Sources : Securex

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