D’où vient la procrastination ?

Vous avez tendance à reporter à plus tard les tâches ennuyeuses ou embêtantes ? Vous n’êtes pas le seul. Selon les chiffres de notre enquête, 95% des personnes interrogées avouent souffrir de « procrastination » (ou le fait de remettre à plus tard ce que l’on peut faire tout de suite). Il est toutefois utile de savoir que personne ne naît ainsi.

17 juin 2014

Partager

« La procrastination est un comportement typiquement appris », nous explique Heidi Does, Slow Working trainer chez Doe’s mindful. Un jour, vous découvrez que reporter les choses est très agréable, surtout à court terme : prendre une tasse de café ou papoter avec votre collègue vous plaira bien plus que de rédiger une présentation pour le Comité de Direction. Effectuer d’abord quelque chose de facile procure un sentiment très plaisant auquel vous aurez tendance à vite vous habituer.

Temps et énergie

Vous constatez ensuite que remettre au lendemain est devenu une routine qui empiète sur votre travail et vous empêche de progresser. Ce comportement vous coûte un temps précieux et une sacrée dose d’énergie. Vous perdez du temps parce que votre attention est fixée sur d’autres activités plus agréables. Mais ce n’est pas de cette manière que votre travail va avancer.

De plus, procrastiner demande une énergie considérable. Car si vous rechignez à la tâche et laissez de côté les dossiers ennuyeux, ceux-ci vous rongeront l’esprit pendant des heures, des jours ou même des semaines.

Vous êtes conscient qu’un jour vous devrez vous atteler à la tâche. Mais un sentiment de culpabilité ou de mal-être intérieur vous empêche d’agir directement de manière optimale.

Votre cerveau

Cette petite voix intérieure prend un malin plaisir à remettre une couche supplémentaire, chaque jour, de manière à ce que votre obstacle devienne de plus en plus difficile à franchir.

Si une tâche ne prend d’habitude qu’un quart d’heure pour être effectuée, elle paraîtra prendre une journée entière lorsque vous y repenserez pour la troisième ou la quatrième fois. Votre cerveau agit de la sorte et évite de regarder la vérité telle qu’elle est en exagérant ce qui ne vous attire pas du tout.

Face à une voie sans issue et à une to do liste grandissante, vous devrez finalement vous résigner à payer les pots cassés. Reporter n’est donc pas une bonne chose. Et pourtant, nous continuons à le faire.

Pourquoi ?

La réponse à cette question est souvent évitée. Est-ce facile d’admettre que votre angoisse est à la base de ce comportement de procrastination ? Non, certainement pas, mais c’est bel et bien le cas.

Nous reportons, parce que l’angoisse – inconsciente – est moindre que si nous nous opposons volontairement ou que nous n’avons pas d’envie de faire quelque chose.

En effet, il n’y a pas une seule et unique angoisse, mais bien plusieurs.

Pensons par exemple à :

  1. l’angoisse d’échouer.
  2. l’angoisse d’être rejeté.
  3. l’angoisse de l’inconnu.
  4. l’angoisse de ne pas savoir comment s’y prendre.
  5. l’angoisse de se trouver au mauvais endroit
  6. l’angoisse d’être exposé.
  7. l’angoisse du conflit.

Dans notre cas, nous parlerons d’angoisse de l’échec ou de ne pas être assez bon. Si vous remettez à plus tard, c’est parce que vous angoissez. Et, plus embêtant encore, cela arrive de manière inconsciente.

Solution ?

Vous en avez marre de tourner autour du pot et de traîner avec ce que vous n’aimez pas faire ? Regardez si vous pouvez faire remonter à la surface l’angoisse que vous vivez inconsciemment ? Rassemblez par exemple des activités, des évènements et des situations dont votre cerveau a exagérément grossi l’importance.

Faites également l’inventaire des signaux de votre environnement, des pensées sur vous-même, et de la tâche qui est devant vous lorsque vous procrastinez.

Si vous arrivez à identifier ces signaux au moment de reporter une tâche, vous pourrez les reconnaître par la suite. Ainsi, vous éviterez que votre cerveau ne s’emballe et ne vous distraie vers d’autres choses, si agréables et faciles à faire mais pas efficaces du tout.

Après une longue carrière comme conseillère en communication, Heidi Does apprend aux managers et aux entrepreneurs à travailler avec intelligence plutôt qu’avec excès, afin qu’ils s’attardent uniquement à ce qui les passionne et qu’ils y prennent du plaisir. Elle s’exécute via des sessions de Slow Working basées sur la technique du mindfullness. 

(EH) (HD)  

Soyez le premier à recevoir nos actus et astuces

Plus de 440.000 utilisateurs recoivent nos astuces

Jobs recommandés

Vous voulez également gagner plus, des collègues plus sympas ou moins d'embouteillage ?

Le job a été sauvegardé

Vous pouvez retrouver vos jobs sauvegardés en bas de cette page, mais également sur la page d'accueil ou dans Mon Jobat.

Pour pouvoir les consulter également sur d'autres appareils, connectez-vous.