De l’importance des femmes dans une équipe

Vous avez notamment pour mission de constituer une équipe ? Vous aurez intérêt à veiller à ce qu’il y ait assez de quotient émotionnel au sein de celle-ci. En effet, il paraîtrait que les groupes les plus intelligents sont aussi les plus socialement sensibles.

Qu’est-ce qui explique qu’une équipe fonctionne mieux qu’une autre ? Le Massachusetts Institute of Technology (MIT) s’intéresse aux éléments distinguant les groupes productifs et intelligents des autres. Quels sont les critères essentiels à une collaboration fluide ainsi qu'à de bons résultats ?

Quotient émotionnel (QE)

Les scientifiques du MIT arrivent à la conclusion suivante : c’est surtout le nombre de femmes qui fait la différence. Une équipe voulant fonctionner correctement doit comporter un nombre suffisant de femmes. Celles-ci contribuent en effet à l’intelligence émotionnelle du groupe, ce qui est bénéfique pour l’intelligence collective dans son ensemble.


"L’intelligence collective a peu à voir avec l’intelligence individuelle moyenne ou avec le QI du plus intelligent du groupe", précisent les enquêteurs. "En revanche, cela montre une corrélation claire entre la sensibilité sociale moyenne des membres du groupe, une répartition équitable du droit de parole et la proportion de femmes au sein du collectif."

Communication non verbale

En d’autres mots, un groupe 'intelligent' a besoin de femmes. Celles-ci obtiennent généralement de meilleurs résultats sur le plan de l’intelligence émotionnelle que leurs collègues masculins. Elles sont plus douées, appréhendent mieux la communication non verbale et peuvent mieux la gérer.


"La capacité à lire le langage corporel est une forme de savoir–faire typique aux femmes", ajoutent encore les scientifiques suite à leur enquête. Pour prouver cette thèse, les enquêteurs ont soumis les groupes participants à un test RME (Reading Mind in the Eyes). Lors de celui-ci, les individus devaient pouvoir dire à l’aide de photos quelles émotions ils lisaient dans les yeux de la personne représentée. Ensuite, ils recevaient d'autres missions pour tester leurs connaissances et leur compréhension comme des sudoku ou encore des sessions de brainstorming. Sur tous les tests, des scores supérieurs furent obtenus dans les groupes comprenant davantage de femmes.

Intelligence individuelle

Les enquêteurs l’admettent, tout n’est pas fonction de l’intelligence collective. Il y a selon eux des problèmes pouvant être mieux résolus par un seul membre, soit un homme, soit une femme. Un homme répondra par exemple généralement mieux à une question de mathématique.


Le QE joue un rôle dans l’intérêt du fonctionnement général du groupe et dans des tâches requérant une bonne collaboration. Ces éléments importants renforcent l’espoir de voir disparaître l’inégalité des genres, mettent en exergue de nouvelles opportunités de carrière pour les femmes et referment le fossé salarial. En effet, de plus en plus de nouveaux emplois se créent et exigent de fortes aptitudes tant sociales qu'émotionnelles.


Mais les femmes ne doivent pas uniquement se contenter de leur haut quotient émotionnel. Celles-ci décrochent souvent des diplômes supérieurs à leurs homologues masculins. Il y a plus de femmes que d’hommes en possession d’un diplôme de l’enseignement supérieur ou universitaire et qui optent pour un doctorat. Ce qui représente, tant sur le plan du QE que du QI, des avantages précieux pour les entreprises.


(EH) (SC) Sources : Express.be / Theatlantic.com 

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13/03/2015