De la triche dans les frais ? Attention aux gaffes ! 3 anecdotes douloureuses

des frais

Vous pouvez remettre vos notes de frais à votre employeur ? Tant mieux pour vous, mais attention à la triche. Aperçu de quelques gaffes en la matière qui ont de lourdes conséquences.

1. 12 euros

Deux anciens travailleurs de la compagnie de téléphone néerlandaise KPN vont à présent peut être réfléchir à deux fois avant de remettre leurs notes de frais. En 2002, un juge estime qu’ils peuvent être licenciés pour raison impérieuse, suite à leur tricherie dans les frais.

Que s’est-il passé ? Les travailleurs licenciés ont déclaré un repas de 12 euros, qu’ils n’ont jamais consommé. Lors de la confrontation, ils nient tout en bloc et avancent une explication mensongère. Le juge constate en conséquence que les deux anciens collaborateurs ont falsifié des écrits. Conclusion ; même pour un montant ridicule, il n’est pas conseillé de mentir.

2. Voyage

Un professeur, chef du département de radiologie du centre médical universitaire Sint Radboud à Nijmegen est licencié en 2008, à l’origine, pour cause de restructuration. L’homme doit donner sa démission mais il reçoit encore pendant quelques mois son salaire (17.000 euros) et, en plus, des indemnités qui s’élèvent à 400 000 euros.

Peu de temps avant son départ, le professeur est licencié par son employeur au pied levé (et donc sans indemnités) pour cause de fraude et de notes de frais. L’homme en question aurait remis des notes de frais de quelques dizaines de milliers d’euros pour se rendre dans sa famille aux Etats-Unis. En outre, même les voyages effectués après son licenciement auraient été déclarés, tout comme ses frais d’avocat et de conseil encourus dans le cadre de la convention de licenciement.

Le radiologue a été condamné à verser à l’hôpital universitaire des dommages et intérêts pour une somme de quelque 177.000 euros.

3. Oups, une erreur

Commettre une erreur en remettant une note de frais, cela peut arriver à tout le monde. Mais tous les employeurs ne font pas preuve de la même compréhension.

Une collaboratrice d’un bureau d’ingénieurs néerlandais remplit deux fois une même note de frais. La femme entretient hélas un rapport conflictuel avec son employeur qui l’accuse de vol. Elle se déclare alors malade et demande une médiation.

La méditation ne donne rien, la travailleuse se met donc de nouveau sur la maladie. L’entreprise décide de ne plus lui payer son salaire. Là-dessus, elle va voir le juge. Celui-ci dissout le contrat de travail, avec une indemnité de préavis de 12 000 euros. Le bureau d’ingénieurs refuse la sentence et va en appel. La Cour se montre compréhensive quant au fait que la collaboratrice, accusée de vol, ne se soit pas sentie pas en état de travailler et juge que l’employeur est seul responsable de l’escalade de l’incident. Le jugement de première instance s’applique donc et la collaboratrice reçoit ses 12 000 euros.

Pas de chance pour l’employeur cette fois !

(sc) - Sources : Intermediair.nl 

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23/05/2014