Dans quelle mesure le Belge est-il heureux au travail ?

Malgré une croissance économique positive, près d’un travailleur belge sur deux craint pour le maintien de son emploi. Huit travailleurs sur dix estiment consacrer trop de temps à leur travail. Un collaborateur sur quatre n’est pas content de la reconnaissance témoignée face à ses efforts ni de son salaire fixe.

5 juin 2014

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Beaucoup de Belges s’inquiètent du maintien de leur emploi, et cette tendance est en hausse par rapport au début de l’année 2013. Les perspectives de croissance pour 2014 et 2015 sont néanmoins encourageantes tant pour la Belgique que pour les autres pays européens (la croissance attendue du PIB belge en 2014 est de 1,2% selon Eurostat).

Top 3 des plus grandes inquiétudes

  1. ‘La sécurité d’emploi : 44% (+2% par rapport à janvier 2013)
  2. ‘Le salaire’: 31% (-3% par rapport à 2013)
  3. ‘Le temps consacré au travail’: 25% (stable)

Le souci du salaire a perdu de l’importance au fil des ans, contrairement à la sécurité d’emploi.

Ces résultats proviennent de la neuvième édition du Baromètre d’Edenred-Ipsos, une enquête sur le bien être et la motivation des travailleurs dans huit pays européens (France, Royaume-Uni, Allemagne, Belgique, Espagne, Italie, Suède et Portugal). Au total, ce sont 8.800 travailleurs qui ont participé à l’enquête en ligne début 2014, dont 800 en Belgique (les résultats ont été cumulés pour assurer la représentativité statistique). Nous nous concentrons sur les résultats pour la Belgique. Près d’un travailleur sur deux se dit dubitatif sur ses chances de trouver un emploi comparable s’il devait perdre le sien. Les travailleurs belges sont optimistes quant à l’avenir professionnel en entreprise (66%) et sur le futur de leur organisation (71%). Bien que la confiance en l’avenir reste forte, elle est tout de même plus fragile que l’an passé (respectivement -3% et -5%). Nous observons que les Wallons sont plus pessimistes que les Flamands pour la plupart des indicateurs.

« Cette inquiétude persistante au sujet de l’emploi s’explique peut-être par la forte fidélité des travailleurs belges à leur entreprise (étant donné que la mobilité est associée au risque), ou encore à la relation très positive qu’ils ont envers leur travail. En même temps, la motivation des Belges ne se détériore pas cette année », explique Bram Smets, porte-parole d’Edenred. « Edenred, inventeur des chèques-repas, imagine et développe des solutions facilitant la vie des travailleurs et augmentant l’efficacité des entreprises. »

Les managers travaillent trop

Bien que la satisfaction de l’environnement de travail (atmosphère, conditions de travail) reste élevée, la charge de travail est un sujet sensible. Et ce surtout au niveau des managers : une grande majorité d’entre eux estiment consacrer actuellement trop de temps à leur travail et déclarent (souvent/parfois) prester des heures supplémentaires. La proportion des managers belges ayant le sentiment d’investir trop/beaucoup d’énergie au travail est importante, et leur niveau de stress est élevé.

Voici quelques chiffres évocateurs :

  • Sont satisfaits de l’ambiance de travail : 73% (-1% par rapport à 2013).
  • Sont satisfaits des conditions matérielles de travail : 71% (-2% par rapport à 2013).
  • Sont d’avis qu’ils passent trop de temps au travail : 78% (86% des managers).
  • Sont d’avis qu’ils dépensent beaucoup/trop d’énergie dans leur job : 54% dont 10% ‘trop d’énergie’ (70% chez les managers, dont 15% ‘trop d’énergie’).
  • Sont satisfaits de leur charge de travail : 63% (69% pour les managers).
  • Donnent à leur niveau de stress une cote de 8 à 10 : 36% contre un score moyen de 6,5/10 (pour les managers : 42% contre un score moyen de 6,8/10).

Les entreprises n’accordent pas assez d’attention au travail flexible

Le défi qui réapparait ici est celui de l’organisation du travail (mode de travail, horaires flexibles, nouvelles formes d’organisation du travail). « Les nouvelles méthodes de travail (telles que le flexitime, par exemple) sont un sujet d’actualité en Europe et gagneront encore en importance. C’est principalement le cas dans les pays plus riches où le pouvoir d’achat n’est pour l’instant pas menacé, comme en Allemagne, au Royaume-Uni et en Suède. En Belgique, nos entreprises sont encore à la traîne à ce niveau. La pression ne fera que s’accentuer, au vu de la croissance rapide du nombre de collaborateurs bénéficiant de nouveaux moyens de communication», soutient Bram Smets (Edenred).

Les attentes des travailleurs Belges que leurs entreprises entreprennent des démarches dans ce domaine sont élevées. Il s’agit de l’attente la plus importante après l’octroi de moyens supplémentaires pour gérer les handicaps.

Les plus grandes attentes des employés:

  • Sont d’avis que l’entreprise accorde actuellement trop peu d’attention aux handicaps : 41%
  • Sont d’avis que l’entreprise accorde trop peu d’intérêt aux nouvelles formes d’organisation du travail : 37% et aux manières de collaborer : 33%.
  • Sont d’avis que l’entreprise n’investit pas assez dans le management de talents : 36%, ou dans le développement de compétences : 32%. Un défi qui devient d’autant plus important que la plupart des employés restent dans leur entreprise.
  • Sont satisfaits des possibilités de croissance offertes dans l’entreprise : 49% (+1% par rapport à 2013) et de l’accès aux formations : 59% (nouveau thème).

Pas récompensé pour les efforts fournis

Toutefois, les attentes sur le plan de la reconnaissance restent très fortes. Le sentiment de ne pas être reconnu pour les efforts fournis est très présent.

  • Sont satisfaits de la reconnaissance par rapport aux efforts fournis : 60% (+1% comparé à 2013).
  • Sont satisfaits du salaire fixe : 61% (+2% par rapport à 2013).

« Dans un tel contexte, les solutions pour rendre la vie professionnelle plus agréable sont cruciales. A côté des pratiques de management, les ‘rémunérations alternatives’ (peu connues en Belgique, à l’exception des chèques repas et de la cantine) ne sont pas à négliger. Les services aux personnes, encore peu appliqués, sont d’ailleurs très importants pour ceux qui en bénéficient », conclut Bram Smets d’Edenred.

  • Déclarent profiter de chèques repas : 56% ; d’une cantine : 44%.
  • Travailleurs qui ne disposent pas de chèques repas et voudraient en bénéficier : 81%, d’une cantine : 65%, et de services aux personnes : 86%.

(sc) 

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