Comment éteindre un burn-out ?

Deux travailleurs sur trois ressentent un excès de stress. Près d’un sur trois serait sujet à un burn-out. Tels sont les chiffres préoccupants publiés par Securex. Les ignorer n’a pas de sens, attaquez-vous directement au problème avant que le burn-out ne vous épuise totalement.

21 avril 2015

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"lorsque vous observez un changement de comportement chez un de vos collègues – il devient moins ponctuel ou se met à reporter ses délais – discutez-en directement avec lui." (heidi verlinden, securex)

Le trafic domicile-lieu de travail, la pression mentale et physique engendrée par notre vie active, l’intensité avec laquelle nous prestons, les effets sur notre équilibre vie privée-vie professionnelle et l’incertitude quant au maintien de notre emploi... "Autant de facteurs qui influencent notre niveau de stress", explique Heidi Verlinden, HR-Research Expert chez Securex.

Le prestataire de services RH a sondé 600 Managers des ressources humaines et 2 000 travailleurs pour connaître les principales causes de stress et de burn-out, et s’est intéressé tout particulièrement à ce que les travailleurs et les employeurs pourraient faire pour éradiquer ce phénomène avant qu’il ne consume sa victime.


Les résultats de cette enquête laissent peu de place au doute. 64% des travailleurs éprouvent un stress démesuré. Chez près d’un quart, cela entraîne des maux de tête, des palpitations, des troubles du sommeil et des pertes de concentration. Près d’un travailleur sur dix se laisse entièrement dévorer et disparaît quelques mois plus tard avec un diagnostic de burn-out.

La nouvelle loi ne suffit pas

Les employeurs ne sont pas aveugles face à ce qui se trame au bureau, cela ressort également du sondage. 95% reconnaissent qu’ils portent une lourde responsabilité dans la problématique. "Une heureuse surprise", estime Heidi Verlinden. "Aux yeux des employeurs, la moitié des causes de burn-out se trouveraient au sein de l’organisation."


Les causes les plus invoquées sont les suivantes : la charge croissante et l’accessibilité permanente des travailleurs. En effet, la technologie met tout à portée de main, 24 heures sur 24, y compris nous-mêmes. La nouvelle loi relative aux risques psychosociaux oblige les employeurs à prendre des mesures contre le burn-out et le stress au travail. Selon l’enquête Securex, plus de 80% des grandes organisations et près de 60% des plus petites auront pris des mesures contre le burn-out d’ici fin de l’année.


La nouvelle loi est une aide mais, selon la plupart des employeurs, elle ne suffira pas. Seuls 28% des managers RH croient qu’elle pourrait résulter en un ralentissement ou en une baisse du nombre de burn-out.

Chaque jour dans le rouge

"L’engagement durable demande davantage qu’une loi. Nous avons besoin d’un travail sur mesure et d’une meilleure attention à la santé, au développement des talents, à l’engagement et aux capacités d’adaptation", explique Heidi Verlinden. Mais cela n’exclut pas pour autant tout risque de burn-out. Les travailleurs se sentant très engagés dans leur emploi et parvenant difficilement à lâcher prise risquent tout de même d’en être victimes. Surtout s’ils ont un mental moins fort, prétend Heidi Verlinden. "Il est bon d'avoir des collaborateurs impliqués, mais ne laissez pas vos équipes jouer avec leurs limites de productivité. Tout le monde peut avoir un dossier stressant à gérer ou un client difficile, mais si vous observez un changement de comportement chez un collègue – il devient moins ponctuel ou reporte tout à coup ses délais – le mieux est d’en discuter avec lui."

Loin des yeux, loin de l’entreprise ?

En restant longtemps à la maison, le travailleur se dé-familiarise du travail et cela peut aller très vite. Après seulement un mois, il semble déjà vivre dans un autre monde, celui où les docteurs tiennent le premier rôle.


Voici quelques conseils pour aider les organisations à maximiser leurs chances de garantir un retour au travail :

  1. Rester longtemps chez soi, c’est vivre une autre vie.  

    Au départ, l’envie de retourner travailler est très forte, mais elle finit par s’étioler. Au bout d’un certain temps, ce sont les docteurs et les traitements qui prennent la première place. En bénéficiant d'une oreille attentive, par exemple en organisant une conversation téléphonique mensuelle, vous parviendrez à maintenir le contact avec votre employeur.

  2. Lorsque le travailleur craint ne plus pouvoir assumer son emploi actuel, regardez avec lui ce qu’il envisage de faire. 

    Un travail adapté est une option, tout comme le sont des prestations à temps partiel. Trouver un autre emploi est également une piste, et ce via l’outplacement. Des instances aidant les individus à trouver leur chemin, cela ne manque pas. Ce qui importe, c’est qu’ils fassent leurs propres choix avant que d’autres ne s’en chargent à leur place.

  3. Les collègues et les supérieurs sont une des principales raisons nous poussant à mettre fin à notre mission. 

    Une bonne relation peut accélérer le retour d’un travailleur accusant une absence de longue durée. S'il y a des problèmes avec le chef ou au sein de l’équipe, il est bon que ces questions soient abordées avant toute chose.

  4. Il est parfois bon de sortir les absents de longue durée de leur zone de confort, pour autant que cela soit fait au bon moment. 

    Quand vous observez qu’une personne ne progresse plus, conseillez-lui de chercher une aide extérieure. Evitez aussi qu’elle ne se borne et ne veuille plus rien faire. Rester à la maison n’est jamais bénéfique, que ce soit sur le plan mental ou physique.

  5. Sachez que la plupart sont demandeurs de cette forme d’accompagnement. 

    A condition qu’ils ne se sentent pas contrôlés. Donner et obtenir la confiance est primordial.


(EH) (SC) Source : MARK Magazine 

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