Comment devenir un parfait dictateur ?

Tyran et martyr. C’est ainsi que l’on qualifie les dictateurs récemment décédés, Kim Jong-Il (ex-leader de la Corée du Nord) et Mouammar Kadhafi (Lybie). Ils pensent uniquement à leur propre pouvoir et ne se soucient pas du bien-être de leur peuple. Comment sont-ils devenus de ‘parfaits’ dictateurs ? Alastair Smith le sait bien.

7 février 2012

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mouammar kadhafi, ex-dictateur de la lybie

Alastair Smith, Professeur de politique à l’université de New York, connaît les aptitudes cachées du métier et les partage avec le monde entier dans son livre qui vient de paraître : « The Dictator’s Handbook : How Bad Behaviour is Almost Always Good Politics ».

Règle empirique nr 1 : Voulez-vous être tout-puissant ? Veillez à avoir les bons adeptes. C’est vous qui dirigez, mais ce sont eux qui font que vous restiez au pouvoir. Voici d’autres conseils.

7 conseils qui feront de vous un parfait dictateur

1. Laissez aux autres le sale boulot
Bashar al-Assad, Président de la Syrie depuis 2000, applique ce conseil littéralement. Il n’est jamais descendu personnellement dans la rue pour assassiner les gens, il a toujours compté sur ses partisans.

2. Augmentez les impôts
Vous devez montrer que vous avez le pouvoir en mains. En augmentant les impôts, par exemple.

3. Vous êtes le seul à avoir de bonnes idées
C’est déjà ce que le défunt leader de la Corée du Nord, Kim Jong-Il, essayait d’imposer à son peuple. Et c’est évident que cela a marché, car Jong-Il était réellement considéré comme un demi dieu.

4. Faites-vous entourer par un petit groupe de fidèles qui entérinent votre pouvoir
Joseph Stalin, l’ex-leader de l’Union Soviétique, appliquait cette règle lorsqu’il était au pouvoir. On en trouve un autre exemple auprès des CEO de Wall Street. Eux, on ne peut pas les comparer avec des dictateurs, mais ils le savent aussi très bien, il est important d’asseoir son pouvoir auprès d’un petit groupe. Pendant les protestations à Wall Street, les CEO ont essayé de contenter uniquement les personnes qui étaient importantes pour eux : les conseillers municipaux, les investisseurs et le haut management. Ce sont en fait les gens qui peuvent les remplacer quand cela les intéresse.

5. Ne payez pas trop vos partisans
Si vos adeptes peuvent bâtir un capital, vous avez la chance qu’ils développent les fondations de leur empire et qu’ils deviennent riches grâce à vous.

6. Trompez, exploitez, abattez, soudoyez
Than Schwe, ancien chef d’état de la Birmanie, connaît bien tout cela. Il n’a rien fait pour aider son peuple lorsque l’ouragan Nargis a rasé tout son pays en 2008. Bien qu’ils étaient au courant de l’arrivée de l’ouragan, ils n’ont prévenu personne. C’est le dictateur parfait, qui n’a jamais fait passer l’intérêt de son propre peuple au dessus de son pouvoir personnel.

7. N’améliorez jamais la situation de votre pays ou institution. Le négliger c’est mieux.
Le chômage est élevé ? Efforcez-vous de ne trouver aucune solution. Les gens actifs ont de quoi développer leur pouvoir social. Pour votre bien, il vaut mieux ne pas les laisser faire.

Sources : Express.be / Economist.com
(mw/sc)
 

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