Comment attirer les jeunes au sein des secteurs scientifiques et technologiques ?

"Tout le monde ne doit pas obligatoirement devenir ingénieur." (Sofie Stoop, RVO Society)

Depuis les locaux de l'IMEC à Louvain, la RVO Society cherche à rendre la science et la technologie plus populaires auprès des jeunes. Grâce à diverses expériences, des personnes âgées de 5 à 25 ans peuvent étudier les impacts de la technologie à sur leurs vies et comment celle-ci peut mener à un monde meilleur.

Les lettres RVO du nom 'RVO Society' font référence à Roger Van Overstraeten qui a fondé l'institut de recherche IMEC à Louvain en 1999. Pendant 15 ans, cet organisme a développé des projets et du matériel éducatif relatif à la technologie et aux sciences exactes plus communément appelées STEM (Science, Technology, Engineering, Mathematics).


"Notre but ultime est de donner l'envie aux jeunes de s'orienter vers les sciences et la technologie et d'effectuer un choix d'études en concordance avec les STEM", déclare Sofie Stoop de la RVO Society. "Nous voulons surtout enseigner "l'alphabétisation scientifique" aux jeunes. Tout le monde ne doit pas obligatoirement devenir ingénieur mais tout individu doit en savoir un minimum sur la technologie et la science pour identifier les impacts que ces disciplines ont sur sa vie. C'est la seule façon de pouvoir se forger un avis d'expert sur le monde qui nous entoure."

Enseignement secondaire

Dans l'enseignement secondaire, l'accent est mis sur l'apprentissage de compétences d'ingénierie et les techniques d'enquêtes. Bon nombre de projets de la RVO Society sont axés sur la durabilité. Cette thématique est en permanence liée au mode de vie des jeunes. Un bon exemple est celui de la 'PlanetWatch'.


Des élèves de première et deuxième année secondaire partent à la recherche de feuilles d'érable. Celles-ci sont un bon indicateur de la qualité de l'air. Les résultats de leurs expériences sont publiés sur un site web illustrant la qualité de l'air sur une carte numérique détaillée.


Pour la deuxième phase du projet, 'PlanetChange', les écoles ont pu entreprendre des actions telles le covoiturage ou l'utilisation de moyens de transport alternatifs. A ce sujet, la RVO Society a collaboré avec l'Ecole de l'environnement (un programme du gouvernement flamand). Les entreprises peuvent encourager leurs membres du personnel à introduire 'PlanetWatch' dans les écoles de leurs enfants en sponsorisant les coûts des expériences (100 euros par classe). Google et l'IMEC ont déjà rallié cette initiative.

Enseignement supérieur

Dans l'enseignement supérieur, il existe des projets sur mesure relatifs au secteur de la santé. Le prix 'Cera' permet aux étudiants aux profils 'techniques' d'effectuer leurs travaux de fin d'études ou leurs thèses au sein d'une association sans but lucratif. Le projet 'Care Full Technology' permet quant à lui à des étudiants en baccalauréat de soins de santé, de technologie ou de business de collaborer ensemble au sujet d'une thématique spécifique. Dans ces 2 projets, l'accent est mis sur la formation des compétences. Les "technophiles" sont appelés à communiquer dans une langue compréhensible de tous et doivent adapter leurs solutions aux besoins des utilisateurs en matière de soins. C'est ainsi que les étudiants améliorent leur esprit d'entreprise, leur sens de l'initiative et leur compétences sociales, communicationnelles et créatives. Ces qualités sont très recherchées sur le marché du travail, souligne Sofie Stoop.


La RVO Society offre également une formation pour les enseignants. Les instituteurs de classes maternelles peuvent par exemple se voir octroyer un coin technique où les jeunes enfants peuvent se familiariser avec la technologie moderne. En 2014, la RVO Society a touché plus de mille enseignants et étudiants au travers de formations en essayant de leur transmettre cette passion pour les sciences. Près de 2 000 jeunes ont pris part soit à une formation, soit à un workshop.


(eh/jy) 

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21/10/2016