Chances d’embauche quasi nulles pour les + de 50 ans

Dans notre pays, un + de 50 ans qui part en quête d’un nouvel emploi, s’adresse pour ainsi dire une mission impossible. C’est ce qui ressort des chiffres du VDAB. Et pourtant, nos têtes grises doivent rester plus longtemps au travail, selon le Pacte de Générations.

« Pour tous les chercheurs d’emploi, la chance de décrocher un job est inférieure à la moyenne, mais pour les seniors, elle est encore bien plus basse », explique Ronny Misplon du service d’études du VDAB. Seuls 3% des + de 50 ans ont trouvé du travail au second trimestre de 2013, contre 10% des 25-49 ans. Parmi les 50 ans et +, 54% restent demandeurs d’emploi plus longtemps que deux ans, contre 18% parmi les 25-49 ans.

Les travailleurs âgés ont une carrière relativement stable et sont en cas de licenciement dur moins visés que les travailleurs temporaires. Les plus de 50 ans qui sont tout de même licenciés, trouvent réellement difficilement un nouveau job. « Notamment à cause de la crise du marché de l’emploi, les 50 ans et + doivent faire face à une concurrence déloyale de la part des jeunes », explique Misplon. « A cause de notre système actuel d’évolution salariale, ils sont un peu plus chers et se heurtent donc à de sérieux préjugés. »

Discrimination

Le Centre pour l’Egalité des Chances et la Lutte contre le Racisme se plaint de la discrimination que subissent les seniors en Belgique. « Les employeurs pensent par exemple qu’il n’y a aucun intérêt à les former étant donné qu’à terme, les jeunes sont plus ‘durables’. Mais en pratique, ceux-ci sont les premiers à changer d’employeur après une paire d’années. »

Fons Leroy, à la tête du VDAB, observe que rester plus longtemps actif est une nécessité pour toujours plus de seniors. Cela devient donc une obligation.

Source : De Morgen 

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08/12/2013