Bubble Post revisite le secteur des transports

"Vous déterminez principalement par vous-même la manière dont vous exercez votre fonction." (Yan Ketelers, responsable marketing et communication chez Bubble Post)

Vélos et voitures électriques : Bubble Post s’y prend tout à fait autrement que DHL qui est actuellement omniprésent dans notre société. Le succès de l’entreprise de transport gantoise n’en est pas moindre. L’été est la période la plus amusante pour ceux qui en prennent les commandes – les 'Bubble Heroes' – mais les volumes restent stables dans les neuf villes actuellement desservies par l’entreprise. Enfin, Bubble Post se développe au niveau national et international.

"La création de Bubble Post remonte à trois ans", raconte Yan Ketelers, responsable marketing & communication. "A l'époque, j'ai moi-même commencé en tant que cycliste et preneur de commande – donc en tant que 'Bubble Heroe'. Très vite, je devins manager régional pour la Flandre-Orientale, dont notamment les villes de Gand et de Saint-Nicolas. Aujourd’hui, je suis en charge de la communication et du marketing. En raison de notre structure horizontale, ce titre de fonction n’est pas si important. Jusqu’il y a peu, nous avions encore dans chaque ville un manager régional en charge du planning des chauffeurs et de l’espace de stockage. Nous avons décidé de supprimer cette fonction et d’intégrer les managers régionaux au siège central dans des fonctions opérationnelles, de marketing ou de business development. Les preneurs de commande travaillent à présent de manière autonome, cela nous permet d’être plus efficace et meilleur marché."


Nous comptons à présent neuf villes à notre actif et notre terrain d’action ne fait que grandir. "Depuis nos débuts, nous sommes en croissance continue", poursuit Yan Ketelers. "Notre quartier général situé à Gand compte 16 personnes et, avec les chauffeurs et les preneurs de commande, nous atteignons une soixantaine de collaborateurs fixes que nous épaulons avec du personnel intérimaire si la charge de travail est trop élevée. Après le démarrage à Gand, nous nous sommes étendus une première fois à Saint-Nicolas, Anvers, Bruxelles et Courtrai. Ensuite nous sommes arrivés à Ostende, Bruges, Louvain et Malines. Nous souhaitons à présent nous renforcer sur le plan opérationnel, la communication interne est notre plus grand défi. En même temps, nous aimerions ajouter Hasselt à notre secteur d'activité et, dans un futur proche, nous briguons également d’établir des antennes à Mons, Charleroi, Liège et Namur. Aux Pays-Bas, nous sommes pour l’instant présents à Amsterdam et Utrecht. Cela fonctionne relativement bien."

Ecosystème

Mais n’y a t-il pas déjà suffisamment de livreurs à vélo ? "Si, mais pas de personnes proposant des solutions complètes", souligne Yan Ketelers. "Pas même au Pays-Bas! De notre côté, nous offrons un dépôt en bordure de ville qui nous permet de rassembler différentes activités telles la réception des biens, le stockage, le tri et la livraison rapide. C’est une solution idéale pour les activités d’e-commerce ou pour soutenir le transport avec fluidité. Notre logiciel de planning est développé en interne et nous permet d’avoir une longueur d’avance. Nous souhaitons à présent doubler notre équipe de développeurs afin de poursuivre les améliorations nécessaires. Quand vous voulez livrer 500 colis par jour, vous ne pouvez pas vous permettre d’improviser. Nous continuons à travailler à de nouvelles fonctionnalités en vue d’une plus grande automatisation."


Bubble Post entre parfaitement dans l’écosystème des jeunes entreprises gantoises innovantes dans l’économie durable. "C’est vrai, Gand est un terrain propice pour lancer Bubble Post", confirme le responsable marketing & communication. "Il y règne un bon climat entrepreneurial, mais notre concept fonctionne aussi dans d’autres villes. Les clients nous choisissent pour le côté durable, l’efficacité, le prix et le service. En Wallonie, un défi de taille nous attend mais notre nouveau responsable de ventes connaît bien le marché et effectue actuellement un travail de reconnaissance sur le terrain. Tous nos vélos sont électriques en cas de pentes abruptes. Les 'Bullitts', plus petits et plus légers, sont une meilleure alternative que les 'Trikes'. Nous collaborons avec une firme extérieure pour concevoir le vélo idéal. Des moyens de transport parfaits et des dépôts idéalement situés sont les clés du succès. La plupart des livraisons sont effectuées le jour même ('same day deliveries'), ce qui laisse toujours de l'espace pour de nouvelles commandes."

Tous autour de la table

"L’âge moyen de notre effectif est de 28 ans", poursuit Yan Ketelers. "Une équipe jeune que nous continuons d’agrandir. Nous cherchons des preneurs de commande pour la Wallonie et développons l’équipe commerciale pour le marché hollandais. Des informaticiens pour le siège de Gand sont plus que demandés : développeurs front & back end en Clojure, C++, PHP et Ruby. Je n’avais moi-même aucune expérience au travers d'un emploi fixe en Belgique. J’ai décroché un master en management sportif et j’ai travaillé à l’étranger pour Thomas Cook. Les collègues venant d'une autre entreprise sont surtout étonnés par l’atmosphère sympathique qui règne en nos bureaux. Nous sommes de jeunes travailleurs super motivés et aimant travailler à une mission commune : entreprendre ensemble. Ce concept 'ensemble' est à prendre au sens littéral du terme. Nous n’avons pas de lieu de travail fixe mais bien une grande table où chacun vient s’installer. Personne n'a de place attitrée, cela favorise la communication. C’est tout simplement sympa de rendre le secteur du transport plus 'sexy' grâce à une toute nouvelle approche."


"Nous l’observons, nous créons l’intérêt pour le secteur. Votre diplôme n’est pas très important en soi, vous devez juste avoir envie de collaborer. Vous déterminez en grande partie la manière dont vous exercez votre mission. Le marketing m’intéressait, je me suis également orienté vers la communication. Cela semblait couler de source. Vous pouvez facilement changer et adopter une nouvelle approche."

"Un chauffeur qui voudrait se mettre à vendre reçoit tout le support nécessaire pour y arriver. Cela aide de ne plus avoir de hiérarchie officielle : Benjamin Rieder n’est CEO que sur sa carte de visite vu qu’il est notre porte-parole externe lors de compétitions telles la 'Oost-Vlaamse Jonge Ondernemer 2015' qu’il a remportée cette année. Pour ce qui est du reste, nos fondateurs Ben, Michel et Anthony se retrouvent autour de la table, comme n’importe quels membres du personnel."


(eh/sc) 

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03/09/2015