Au travail, c’est la pause Facebook qui plait le plus

Selon une nouvelle étude, c’est en vaquant à des activités non intellectuelles que les collaborateurs sont le plus heureux au travail. En surfant sur leur profil Facebook par exemple, ou en vidant leur messagerie et donc pas en exerçant une mission pleine de défis qui requiert beaucoup de leur attention et de leur implication.

Dans son étude, Gloria Mark (Université de Californie, Irvine) étudie avec ses collègues de la Microsoft Research en quoi l’humeur et l’attention des collaborateurs changent au fil de leurs activités au travail, et par exemple, lorsqu’ils répondent à leurs mails ou consultent leur mur Facebook.

A cette fin, les participants, 32 membres du personnel de Microsoft - de différentes fonctions - sont régulièrement interrogés via des questionnaires s’affichant sur leur ordinateur. Une question s’affiche dans une fenêtre pop-up, et leur demande à quel degré ils se sentent impliqués et stimulés à la tâche qui les occupe à l’instant.

Qu’en ressort-il ?

L’attention des collaborateurs augmente en fin de matinée autour des 11 heures et connaît son pic absolu entre deux et trois heures de l’après-midi. Après trois heures, l’attention redescend vite. C’est juste après le lunch, en début d’après-midi que les collaborateurs s’ennuient le plus.

Les travailleurs prétendent vouloir plus de défis, mais les chercheurs découvrent qu’ils sont en réalité moins heureux quand ils prestent des missions difficiles exigeant beaucoup de leur attention et de leur implication. « Lorsque nous devons être très attentifs, cela enclenche une sorte de stress », explique Mark.

Facebook

L’humeur des travailleurs s’améliore en revanche quand ils sont occupés à des tâches routinières. « Cela donne un sentiment de satisfaction, sans engendrer ni frustration ni stress. »

Même Facebook semble booster notre humeur. Les enquêteurs découvrent qu’ éplucher régulièrement l’actualité du site de réseau social le plus populaire représente un bon break pour le personnel. « Ce n’est pas comme consulter ses mails avec l’obligation tacite d’y répondre… Facebook ne demande aucune attention supplémentaire et ne génère pas de stress », déclare Mark.

Sources : Blogs.wsj.com 

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01/04/2014