A quand l’offensive de charme du transport et de la logistique ?

« Les employeurs devraient davantage investir dans des profils qui ne présentent pas l’expérience souhaitée. » Alec De Coninck, consultant RH chez De Putter & Co.

Chauffeurs, magasiniers, personnel chargé de préparer les commandes, responsables de plannings, dispatchers, conducteurs de camion… La liste des profils demandés dans la logistique est longue, c’est ce qui ressort de l’enquête menée par le magazine Logistics Management auprès de prestataires de services logistiques. Un peu de promotion supplémentaire ne ferait pas de tort au secteur.

Le secteur logistique fait face à un problème de pénurie de main d’œuvre. Les métiers en pénurie sont très nombreux et cela semble s’aggraver d’année en année. C’est aussi ce qu’a découvert Alec De Coninck, consultant RH auprès du bureau de conseil De Putter & Co. Ce bureau se charge entre autres d’identifier les profils adéquats recherchés par les entreprises de transport et de logistique, pour des fonctions telles que planner ou expéditeur.

« C’est un défi de retrouver toutes les compétences voulues chez une seule et même personne », explique Alec De Coninck. « Un planner ou un expéditeur doit par exemple détenir les connaissances linguistiques et géographiques adéquates. Les candidats doivent être de plus en plus à l’aise avec tous les marchés. » Il en est convaincu, plus de promotion aiderait à résoudre une bonne part des problèmes du secteur. « Le grand public ne connait pas assez le transport et la logistique. Pourtant, ce secteur offre beaucoup d’emplois passionnants, entre autres pour des profils spécialisés. Il existe même des formations spécifiques au secteur. Elles mériteraient d’être suffisamment mises en avant. »

Mais les entreprises, elles aussi, devraient s’impliquer davantage dans l’image du secteur et de leur propre organisation, indique Alec De Coninck : « La campagne récente du Havendag flamand est un bon exemple. On devrait répéter ce genre d’initiative plus souvent. »

Plus que le salaire

Est-ce dû aux rémunérations en vigueur dans le secteur ? Selon De Coninck, cela va plus loin que cela. « Le salaire est un aspect. Il doit être bien positionné. Mais ce n’est pas en en vous concentrant uniquement là-dessus que vous finirez meilleur. Il s’agit de convaincre les travailleurs sur bien d’autres aspects : l’ambiance de travail, les avantages extralégaux, la flexibilité, les opportunités d’évolution, les collègues, le chef etc. Souvent, tout ceci pèse bien plus lourd que le salaire. »

Un conseil qu’il donne aux employeurs est d’investir dans des individus, même s’ils ne disposent pas tout à fait du bon profil ou de l’expérience voulue. « Vous en tirerez plusieurs avantages. D’abord, vous augmentez ainsi l’offre de candidats. Vous pouvez de ce fait choisir davantage en fonction de la personnalité, celle qui collera à la culture de l’entreprise. Ensuite, il vous est loisible de les former en fonction du contenu de la mission. »

Alec De Coninck le sait, tous les employeurs ne restent heureusement pas à attendre, sans rien faire. « Cela demande peut-être un effort supplémentaire et le résultat est parfois difficile à prédire. Mais en raison d’une chasse aux talents de plus en plus serrée, il s’agit d’une stratégie bien pensée. »

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 En collaboration avec Transportmedia.  

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04/10/2013