6 jours de vacances supplémentaires pour les non-fumeurs ?

Piala Inc., une société de marketing japonaise située à proximité de Tokyo, a introduit une mesure controversée par certains de ses travailleurs. Les employés qui ne fument pas se voient octroyer six jours de congé payés supplémentaires pour compenser les pauses-cigarettes de leurs collègues. Est-ce envisageable dans notre pays ou sera-ce considéré comme de la discrimination ?

4 janvier 2018

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Les pauses-cigarettes ne sont pas une obligation

Fumer une cigarette deux fois par jour prend du temps parce que vous devez souvent sortir dehors pour le faire. Les employeurs doivent-ils intervenir afin de limiter la perte de temps de travail ?

Geert Vermeir, Unit manager du centre de connaissances juridiques SD Worx, s’exprime à ce sujet : "Tout d'abord, il est important de savoir que les entreprises ne sont pas obligées d'autoriser les pauses-cigarettes. Après tout, il y a une interdiction générale de fumer sur le lieu de travail. En principe, il n'y a donc pas de perte de temps de travail. Si l'employeur le souhaite, les pauses-cigarettes peuvent être autorisées et un fumoir peut par exemple être installé.

Des jours de congé supplémentaires pour les non-fumeurs. Est-ce envisageable en Belgique ?

Il est vrai que, dans de nombreuses entreprises, les pauses-cigarettes sont autorisées. Cela provoque parfois des mécontentements chez les collègues non-fumeurs. Les récompenser avec des congés supplémentaires est-il une solution envisageable ?

Geert Vermeir : "En théorie, un traitement différent, dans le sens où plus de congés sont octroyés aux non-fumeurs, devrait être possible. Si vous fumez quelques cigarettes par jour, vous travaillez moins qu'un collègue non-fumeur. La seule question est de savoir comment mettre un tel système en place dans la pratique. Comment un employeur déterminera-t-il qui est 'fumeur' ? Qu'en est-il des gens qui fument seulement à la maison ou seulement une cigarette par jour ? Sont-ils assimilés à des fumeurs qui fument cinq fois par jour ? N’y a-t-il pas une certaine discrimination ? Pour le moment, aucune société belge n’a encore pris de mesures à ce sujet."

L'élaboration d’une telle politique pourrait causer des problèmes voire même une série de mécontentements. Qu’en est-il par exemple des employés qui prennent souvent une pause-café ? Récompenser les non-fumeurs pourrait déclencher toute une série de plaintes émanant des fumeurs.

Pistes alternatives

Au lieu de récompenser les non-fumeurs, les employeurs pourraient adopter une approche différente en veillant par exemple à ce qu’un minimum d’employés ne tombe dans le piège de la cigarette. Geert Vermeir intervient : "Il y a déjà beaucoup d'entreprises qui offrent des incitants pour faire arrêter leurs employés de fumer. Elles paient par exemple entièrement ou partiellement des programmes de soutien ou des abonnements sportifs à leurs travailleurs. Cela a un coût pour l’employeur mais c'est aussi à leur avantage. Des employés qui sont en meilleure santé et se sentent mieux dans leur peau seront plus efficaces et moins absents.

(eh/jy)

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