5 bonnes raisons de faire des erreurs

Quand est-il réellement question d’erreur ? Quand peut-on parler d’échec ? Pourquoi préférons-nous tous rester dans notre zone de confort alors que nous savons que ce n’est pas productif ?

15 avril 2014

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Nous parlons d'erreur lorsqu’une situation – un fait – ne correspond pas à la norme, au standard ou à l’attente que vous avez de cette situation. Ou en plus clair et concret : quelque chose qui ne tourne pas comme il faudrait, selon vous ou vos proches. Cela peut être dû à une circonstance particulière, à une anomalie, ou suite à un de vos propres faits ou gestes.

Ce sont des vieux modèles usés : notre égo, qu’il soit trop grand ou trop petit, la honte ou l’angoisse, les critiques et reproches, avec la désapprobation qui s’en suit. Mais une fois que l’on se décrispe et que l’on oublie notre peur ou l’interdiction de faire des erreurs, nous augmentons notre bonheur au travail et avons l’espace nécessaire pour nous développer.

5 raisons pour lesquelles vous DEVEZ faire des erreurs

1. Les erreurs sont inévitables 

Elles le sont parce que notre vie et notre société sont complexes. Tout est relié. Nous sommes continuellement en mode action / réaction. Les erreurs peuvent provenir de détails à priori très anodins.

2. Se tromper, ce n’est pas gai, c’est vrai. Et alors ? 

Les erreurs engendrent des émotions négatives, comme l’angoisse et la honte. Il est logique de vouloir les éviter. Si vous avez commis une grosse erreur de calcul dans votre budget de l’année prochaine par exemple et que votre patron le signale, vous vous effondrez. Vous vous reprochez de ne pas l’avoir relevé vous-même. Pourtant nous savons tous que c’est précisément en échouant que nous apprenons et que nous nous améliorons. C’est bien là le paradoxe de l’erreur.

3. Les erreurs sont relatives 

Les erreurs sont inévitables, et en plus, elles sont aussi relatives. Un fait que vous considérez comme une erreur en est peut-être juste une de votre point de vue, selon les attentes que vous nourrissiez à ce sujet, en fonction de votre environnement social et/ou de votre contexte culturel.

4. Les erreurs sont utiles 

SI vous vous rendez compte que les erreurs sont inévitables et relatives, vous avez fait un premier pas dans la bonne direction, considérez en plus qu’elles ont du sens, qu’elles sont utiles. Steve Jobs, par exemple, l’ancien CEO d’Apple, était quelqu’un qui y parvenait. Se tromper était pour lui la base du succès. Jobs préférait soigner les choses qu’il savait bien faire et se réjouissait de tous les lauriers qu’il recevait en conséquence. Son succès lui a donné, certainement après sa mort, un aspect presque divin. Et pourtant, il en a commis beaucoup des erreurs fautes qu’il valorisait expressément.

Exemple : En 2005 Steve Jobs tint un discours devenu célèbre, à la Stanford University (si vous ne l’avez pas encore visionné, regardez-le, il vaut vraiment a peine). Il parla brièvement des succès de sa vie mais il insista plus encore sur ses expériences de l’échec. Ayant interrompu son cursus scolaire à mi-parcours, il avait décidé d'apprendre la calligraphie, discipline parfaitement 'inutile'. Mais dix ans plus tard, il put l’exploiter en créant le premier ordinateur Macintosch, qui n'aurait pas eu sa jolie typographie si Jobs n'avait pas été un jour un élève en décrochage scolaire.

5. Les tabous ne sont jamais bons 

Nous vivons dans un monde où tout se paie et se justifie. L’échec de nos jours est de plus en plus tabou. C’est un péché. Faire des erreurs ouvertement est néanmoins indispensable : c’est ainsi que nous apprenons, que nous devenons meilleurs, que nous innovons.

Pour illustrer ce point, voici le témoignage d’un formateur en entreprise : « Je vois régulièrement des équipes qui font de leur mieux pour éviter ou camoufler une erreur. Cela s’observe même lorsque l’on anime une équipe. Le responsable qui préside une réunion importante demande par exemple si vous avez une opinion différente. Vous voyez alors le malaise dans les yeux de chaque membre. Vous pouvez presque lire leur pensées : ‘Laissez-moi tranquille, je n’ai rien à dire.’ Dommage tout de même… C’est une occasion perdue pour l’équipe et pour chacun de ses individus d’approfondir la discussion. »

Il est donc utile de changer la perception de nos erreurs. En enlevant la crispation que nous ressentons quant à la perspective de faire ou non des erreurs, en modifiant l’image que celles-ci ont dans notre société, le plaisir au travail revient, avec un espace pour se développer.

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