Les 4 trucs infaillibles pour pourrir vos relations au travail

Voici 4 secrets qui marchent à tous les coups et vous garantissant des relations pourries durables.

1. Croire à la Méchanceté des Méchants

Evidemment, les méchants, ce sont les autres qui sont odieux de l’être avec une personne si gentille que moi. D’ailleurs tout ce qui m’arrive ne fait qu’entretenir mes convictions profondes que cela sera toujours ainsi, que rien ne peut y changer.

Les pièges à éviter : se rendre compte que l’on pourrait tout de même bien être co-responsable de la qualité de ses relations et aussi méchant donc que les autres. Changer, moi ? Vous n’y pensez pas !

2. Jouer tous les jeux de pouvoir

Il y a un truc infaillible pour semer la zizanie, générer des tensions insoutenables, créer la méfiance, induire des relations déséquilibrées dominant-dominé : c’est vouloir avoir le dernier mot, convaincre à tout prix, imposer son point de vue… Ce qui marche aussi bien dans ce registre, c’est manipuler par exemple en gémissant sur son sort, faire semblant d’écouter etc.

Les pièges à éviter : vous retenir de médire, maudire et râler sur les méfaits et manquements des autres, trop dommage de vous en priver au profit de relations d’adultes faites de respect et de confiance mutuelle, nettement moins excitants tout de même.

3. Chercher à plaire/faire plaisir à tout le monde

Prouver une abnégation totale en faisant mille courbettes et en léchant les bottes de tous à qui mieux mieux, quitte à jouer travailleur de l’ombre et à oublier du coup ses propres besoins, opinions et envies, parce qu’on ne sait jamais, on pourrait bien vous rejeter si vous vous opposez. On finira bien par remarquer votre grand sens du sacrifice.

Les pièges à éviter : surtout ne pas être soi-même, fixer des limites, dire non, qu’est-ce que c’est ? C’est incompatible, s’accepter soi-même et se faire accepter. Comment être le meilleur ami de toute la planète si ce n’est qu’en étant servile. La gentillesse intéressée des autres, c’est tout ce qu’il vous reste. La vraie n’est pas de ce monde, n’est-ce pas ?

4- Les dérapages contrôlés ( ?) de la communication

C’est le meilleur rapport qualité prix du pourrissement systématique des relations. Un minimum d’effort pour un effet magistral : il suffit de continuer à tomber dans les généralisations abusives, les messages codés, l’interprétation, le manque de clarté etc. C’est facile à mettre en œuvre, puisqu’on en a l’habitude. Malentendus et incompréhensions se déclenchent très vite, accompagnés des tensions et conflits souhaités.

Les pièges à éviter : si l’objectif est de finir seul et désespéré, toute tentative de mieux communiquer est donc à proscrire. Des demandes non violentes, des critiques élégantes, des compliments, tout cela est bien sûr à déconseiller et serait proprement insupportable pour toutes les parties.

(sc)
Sources : Le blog d'Ithaque
 

Plus d'info Collègues

02/11/2011