4 conseils astucieux pour moins de stress au travail

La réduction du stress au bureau demande une approche à long terme. "Une seule et unique session de mindfulness ou de gestion de l'énergie conduit rarement à des résultats durables", explique Susie Verstuyft, consultante en stress pour l'entreprise RH et le secrétariat social Attentia.

Tout employeur est tenu d'élaborer un programme de prévention visant à réduire le stress psychosocial sur le lieu de travail. Concrètement, cela signifie que chaque entreprise doit prendre des mesures pour lutter contre le stress et l'épuisement professionnel. Les conseils ci-dessous vous permettront d'aller très loin et de mettre en place une politique de gestion du stress prometteuse.

1. Le stress ne soit pas être un sujet tabou

Pour faire face à la thématique du stress dans une organisation, il faut que chacun puisse en parler librement afin d'analyser là où le bât blesse. "Faites en sorte que tout le monde dans l'organisation – dirigeants, cadres et employés – investisse dans des mesures durables visant à lutter contre le stress et l'épuisement professionnel", recommande Susie Verstuyft.

2. Analyser les risques et problèmes

Identifiez toutes les sources de stress et déterminez la manière dont le stress est actuellement mesuré. Rassemblez le plus de chiffres et de faits possibles. Quelles sont les différentes causes possibles ? "Ratissez large et ne vous concentrez pas uniquement sur les cas individuels tels que le coaching ou la relaxation. Pour lutter contre le stress, le burn-out et donc l'absentéisme à long terme, des mesures structurelles sont indispensables", assure la consultante en stress. C'est là que l'organisation du travail entre en compte, à savoir la façon dont les tâches sont subdivisées au sein de l'entreprise.

La manière dont les contacts sociaux se détériorent doit également être prise en compte. Vous veillerez par exemple à ce que les travailleurs ne se sentent pas isolés dans une organisation. Les possibilités de développement jouent également un rôle non négligeable. "L'honnêteté est essentielle à ce niveau", souligne Susie Verstuyft. "Les gens sont très sensibles au favoritisme. Le sentiment d'égalité importe énormément", conclut-elle.

3. Définissez un plan d'action

Imaginez une stratégie axée sur différentes étapes. Communiquez-les à toutes les parties prenantes, y compris les syndicats, les délégations d'employeurs ou encore service de prévention et du personnel. Le déploiement et la communication d'un tel plan d'action au sein de l'organisation doivent être bien réfléchis. Selon Susie Verstuyft, les éléments importants à prendre en compte sont les suivants : l'organisation du travail (variation des tâches, autonomie,...), la charge de travail et le rôle de la direction et des collègues afin de reconnaître les symptômes du stress.

4. Réglages et évaluation

Vos mesures apportent-elles l'effet escompté ? Analysez pourquoi quelque chose fonctionne ou ne fonctionne pas. Des adaptations doivent-elles être effectuées ? "Au sein d'une organisation, certaines circonstances peuvent augmenter les risques de stress (temporaire)", admet Susie Verstuyft. "Pensez notamment aux restructuration, aux évolutions technologiques ou à tout autre changement significatif."

Enfin, elle souligne que la détection du stress chez les travailleurs ainsi qu'un plan d'action sur mesure nécessitent une approche spécifique. "Un service spécialisé externe dédié au stress psychosocial sur le lieu de travail peut offrir le soutien nécessaire."

(eh/jy) – Source : MARK Magazine 

Plus d'info Santé , Stress , Workaholic , Détente , Equilibre vie privée/professionnelle

18/04/2017