10 conseils pour réduire votre pression au travail

Vous êtes d’accord de travailler dur, mais rentrez chaque soir à la maison complètement crevé ou repartez chaque matin avec des pieds de plomb. Ce n'est bien évidemment pas le but d'une journée de travail. Que pouvez-vous faire face à ce constat ? Comment faire comprendre à votre patron qu’il est grand temps d’agir ?

15 septembre 2014

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1. Prenez la situation au sérieux

En fin de compte, à quoi correspond une charge de travail excessive ? Celle-ci dépasse effectivement les limites à partir du moment où vous manquez systématiquement de temps pour achever des projets ou si les attentes à votre égard dépassent le niveau de vos connaissances et compétences. Elle signifie également que vous êtes constamment en retard au niveau de l'exécution de vos prestations.


Vous l’observerez lorsque que vous vous sentirez stressé, oublierez des choses ou commencerez à ressentir des douleurs physiques... En résumé, si vous sentez que vous ne contrôlez plus la situation, il est temps de tirer la sonnette d’alarme.

2. Allez au-delà des symptômes

Analysez en profondeur les effets et les symptômes de votre charge de travail. Les causes peuvent être diverses et personnelles. Avez-vous généralement trop de tâches à exécuter par rapport à votre temps de travail ? Avez-vous des difficultés à poser des limites ? Accumulez-vous trop de tâches à effectuer ? Des conflits surgissent au bureau ?


Ne sous-estimez pas de tels sentiments, accordez-leur une importance spécifique. Nous sommes souvent habitués à comparer nos sentiments à ceux des autres et à nous y mesurer, ce qui nous place en second plan.

La première étape est de pouvoir identifier le cœur du problème. Si vous en connaissez la cause, vous pourrez plus facilement en chercher la solution.

3. Analysez votre part de responsabilité

Quelle est votre part de responsabilité par rapport aux problèmes ? Avez-vous du mal à dire non ? Réfléchissez-y : vous n'avez pas été engagé pour être sympathique mais bien pour faire votre travail.


Soyez-en conscient, la pression n’est pas toujours liée à une charge de travail excessive, mais peut aussi provenir des conditions de travail ou de votre situation privée. Cherchez les éléments pouvant se cacher derrière les apparences. Demandez à vos collègues s’ils vivent la même pression et quelles en sont les raisons.

Une conclusion possible est de vous dire que votre travail ne vous convient pas et qu'en chercher un autre est peut-être le seul échappatoire.

4. N’attendez pas l’entretien d’évaluation annuel

Imaginez que votre job est fait pour vous mais que le problème se situe bel et bien au niveau de la charge de travail. Que faire ? N’attendez surtout pas votre évaluation annuelle si vous remarquez que vous êtes submergé de travail. Demandez au plus vite un entretien avec votre responsable.


Il est toujours ennuyeux d’être amené à dépasser ses limites sans savoir précisément ou celles-ci se situent. Sachez que si vous en souffrez, vous finirez par les identifier et, si votre analyse s'avère correcte, vous prendrez les mesures adéquates.


N'hésitez pas à annoncer vos limites à votre chef. Communiquez lorsqu’elles sont atteintes. Cela vous calmera et vous pourrez ainsi garder le contrôle de votre emploi du temps. Votre patron devrait normalement réfléchir avec vous à des solutions.

5. Réunissez des preuves

Comment soutenir le plus objectivement possible que vous avez trop à faire ? En essayant, pour vous-même d’en trouver l’explication : pourquoi ressentez-vous une telle pression ?


Est-ce la quantité de travail, le rythme sous lequel vous êtes contraint de travailler ou bien le niveau de votre activité ? Quelles sont les tâches qui sont ‘de trop’ ? Quelles connaissances ou quel savoir-faire vous font-ils défaut ?

Consignez par exemple durant un mois tout ce que l’on vous demande de réaliser au bureau. Avec votre manager, vous pourrez alors consulter cette liste afin de voir si tout relève bien de votre job description. Encore mieux, préparez des suggestions d’amélioration que vous lui communiquerez d'entrée de jeux.

6. N’abandonnez pas si votre patron prétend que vous exagérez

Que devez-vous faire si votre supérieur vous soupçonne d’exagérer ? S’il ne ressent pas que vous êtes surchargé et estime que vous n’avez aucune raison de vous plaindre, il vous faudra écrire l’ensemble de vos missions sur papier.


Décrivez chaque jour, et ce durant un mois, le détail de l’ensemble des tâches que vous avez effectué. Veillez à ce que votre liste soit la plus exhaustive possible, en précisant le temps que vous avez consacré à chacune d'entre elles. Si votre dossier est correctement réalisé, vous pourrez facilement prouver à votre chef que vous prestez systématiquement de trop. Vous pourrez alors établir des priorités ensemble. Demandez-lui éventuellement des conseils pour mieux gérer vos activités. Il ne pourra vous refuser son aide, et encore moins si vous avez la liste de vos tâches du dernier mois sous la main.

7. Etablissez un plan d’attaque

Si votre supérieur prend vos plaintes au sérieux, essayez de fixer des accords clairs. Pensez à l’avance à la quantité de travail qui vous semble acceptable. Cet entretien avec votre manager doit vous permettre d’établir un plan d’attaque afin de réduire votre charge de travail. Décrivez en termes concrets les actions à entreprendre, ou préparez à l'avance des pistes de solutions. Vous pouvez bien sûr lui demander d’y réfléchir avec vous, car il reste avant tout votre responsable.


Prenez garde de bien éliminer les causes du problème et non de lutter contre ses symptômes. Cela ne résoudrait pas votre affaire. Vous ne parvenez pas à dormir tant la pression est grande ? Efforcez-vous de trouver une solution autre que de prendre des somnifères. Ce n’est pas cela qui vous aidera à long terme.

8. N’abandonnez pas si les promesses ne sont pas tenues

Vous avez eu une agréable discussion mais celle-ci ne résout en rien votre problème ? Que pouvez-vous y faire ? Persévérer. Retournez discuter avec votre chef et continuez à émettre des signaux d'alarme. Expliquez comment vous vous sentez et ce que vous attendez de votre manager pour réduire votre quantité de travail. Ne menacez pas de vous mettre en arrêt maladie mais restez réaliste. Vous pouvez toujours essayer de passer par vos collègues, peut-être peuvent-ils contribuer à la solution ?


D’autres personnes du département ont les mêmes problèmes de pression ? Cherchez du soutien, tout en évitant d'exagérer ou de pourrir l’atmosphère. Le travail devra de toute façon être fait. Sinon, votre responsable risquerait de refuser de collaborer et s’enquérir de mesures désagréables comme le licenciement.

Les actions dont vous avez discuté ont été mises en application mais ne produisent aucun effet ? Alors il faut l’annoncer en toute honnêteté. Il vous reste à trouver de meilleures solutions. Proposez à votre patron d'agir en sa compagnie.

9. Demandez de l’aide

Si rien n’y fait, vous pouvez toujours faire appel à un autre type d’assistance. Dans de nombreuses entreprises, il existe une personne de confiance présente pour accueillir les plaintes. Celle-ci joue un rôle de médiateur. Si toute l’entreprise connaît une surcharge de travail, vous pouvez aussi introduire une demande au conseil d’entreprise ou adresser une requête en médiation auprès du syndicat. Ne le faites que lorsque vous ne recevez aucune écoute du management à vos multiples demandes.


Vous pouvez aussi obtenir un rendez-vous auprès de la médecine du travail. Votre employeur ne doit pas forcément le savoir. Si nécessaire, vous impliquerez également votre médecin de famille. Si votre stress provient de la façon dont vous gérez votre travail, pourquoi ne pas faire appel à un coach ? Vous réfléchirez ensemble à d’autres manières d’appréhender votre mission, afin que cela soit tenable pour vous. Un coach vous donnera des conseils et vous proposera des actions concrètes. Un regard externe s’avère souvent être d'une aide très précieuse.

10. Prenez connaissance de vos droits

Un employeur est en général tenu de mener une politique préventive, pour éviter la pression et le stress ou pour les réduire un maximum. Par exemple, via les prestations maxima, les pauses obligatoires, les jours de récupération, les congés annuels, etc.

Mais ne recourez à l'artillerie lourde seulement si, après plusieurs tentatives, vous n’obtenez pas la moindre écoute de votre management.

(EH) (SC)Sources : www.intermediair.nl et www.ligtpunt.nl 

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