Etudiant jobiste
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Les jobs d’étudiants dans les restaurants et les commerces interdits à cause du coronavirus ?

La crise du coronavirus ne facilite pas la vie des étudiants jobistes. Les jobs d’étudiants dans l’horeca et le retail pourraient même être interdits...

Autre classification

Le coronavirus attaque les poumons et peut entraîner la mort. Il ne s’agit pas d’une grippe ordinaire, loin de là.

Selon les risques d’une maladie infectieuse, celle-ci est divisé en quatre groupes selon son niveau de dangerosité. Le groupe 1 comporte les cas les moins dangereux, le groupe 4 les plus dangereux et il n’existe pas de traitement efficace pour venir à bout de ces derniers. Les patients atteints du coronavirus étaient déjà classés dans le groupe à risque 2.

Suite aux avis antérieurs du BSS (Belgian Biosafety Server) et du service du bien-être au travail du SPF Emploi, Travail et Concertation sociale, la Commission européenne a publié le 24 juin une nouvelle directive concernant la classification du virus. Chaque État membre, y compris la Belgique, a jusqu'au 24 novembre pour reclasser le Covid-19 dans le groupe 3.

Métiers à risques

"Il s’agit d’une mauvaise nouvelle pour les étudiants jobistes. Selon la législation sur la protection sociale, ils appartiennent à la catégorie 'jeunes' et ne peuvent pas être exposés aux virus des groupe 3 ou 4", explique le Docteur Edelhart Kempeneers, directeur médical d'Attentia. Mais en quoi consiste une profession avec un risque accru de contamination ?

Les employés et les étudiants jobistes courent davantage le risque d’être contaminés s'ils entrent en contact avec des personnes (infectées) dans le cadre de leur travail. L'Agence fédérale des métiers à risques FEDRIS a déjà établi une liste des professions à risque. En plus des professions de technicien de laboratoire et de prestataire de soins de santé, les pompiers et les ambulanciers paramédicaux sont désormais répertoriés. Davantage de professions le seront d’ici peu suite à l’activité intensive des travailleurs entre le 16 mars et le 31 mai (soit le 'pic' de la crise du coronavirus). Aucun mesure n’a encore été prise au niveau des secteurs qui ont repris leurs activités après le 31 mai (restauration, commerce de détail...).

Interdiction avec exceptions

Malgré l'interdiction de travailler en tant qu'étudiant, il existe des exceptions (après tout, nous sommes en Belgique). Les personnes remplissant les conditions ci-dessous peuvent travailler comme étudiant(e)s jobistes.

  1. L'étudiant(e) jobiste a au moins 18 ans.
  2. L'employeur met en œuvre les mesures de prévention nécessaires.
  3. L'étudiant(e) jobiste travaille en présence d'un employé expérimenté.
  4. Le conseiller en prévention donne des conseils positifs.
  5. L’orientation scolaire de l'étudiant est liée aux activités étant réellement interdites.

Cela crée une situation complexe. "Avec une interprétation au sens large d'un risque d'infection au travail par le virus SRAS-Cov-2, seuls les étudiants en médecine ou en soins infirmiers seraient autorisés à effectuer un job de vacances où un risque accru de contamination est observé", poursuit Edelhart Kempeneers. Cela pourrait dès lors signifier que les étudiants jobistes ne seraient plus autorisés à travailler dans l'industrie de l’horeca et du retail.

Edelhart Kempeneers a demandé - et reçu - des conseils du SPF Emploi, Travail et Concertation sociale afin d’y voir plus clair. Le SPF garantit que travailler en tant qu'étudiant dans l’horeca et le retail et être en contact avec d’autres personnes n’est pas considéré comme un métier à risque. Edelhart Kempeneers espère néanmoins que la législation européenne ne sera appliquée en Belgique qu'après l'été, et ce afin d'éviter un éventuel bras de fer légal.

Incertitude

Il règne encore une certaine incertitude au niveau de cette situation particulière. Tant que la pandémie se poursuit, il existe de graves risques professionnels associés aux jobs de vacances où vous avez beaucoup de contacts physiques avec les gens. Malgré les nombreuses précautions que l'employeur est tenu de mettre en œuvre, le risque de contamination reste réel. Verrons-nous des étudiants jobistes travailler dans la restauration et les magasins cet été et l'été prochain ? L’avenir nous le dira…

(mr/eh)

10 juillet 2020
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